Indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH)

Indice des prix à la consommation harmonisé - septembre 2021

Prix à la consommation
Indice des prix à la consommation harmonisé - septembre 2021
  • En Belgique, l'inflation sur la base de l'indice européen des prix à la consommation harmonisé (IPCH) s'élève en septembre à 3,8%, contre 4,7% en août.
  • L'inflation sous-jacente (inflation hors énergie et produits alimentaires non transformés) s'élève à 1,7 % en septembre contre 2,9% en août.
  • L'inflation selon l’indice des prix à la consommation (IPC) pour le mois de septembre s'élevait à 2,9% contre 2,7% en août.
  • Le gaz, le gasoil de chauffage, l'électricité, les carburants, le tabac et les voyages à forfait sont les sous-indices ayant exercé l'impact positif le plus significatif sur l'inflation.
  • Inversement, la viande, l'habillement, le pain et les céréales, les loyers, les fruits, les télécommunications, les services hospitaliers et les produits laitiers sont les sous-indices ayant exercé le plus gros impact négatif sur l'inflation au cours du mois sous revue.
  • Eurostat publiera le 20 octobre l'indice des prix à la consommation harmonisé des pays de l'Union européenne pour le mois de septembre.

L'inflation selon l'indice européen des prix à la consommation harmonisé (IPCH)[1] s'élevait à 3,8% en septembre, contre 4,7% en août. L'inflation selon l'indice des prix à la consommation harmonisé à taux de taxation constants (IPCH-CT)[2] s'établissait à 3,5% en septembre, contre 4,4% en août. L'écart d'inflation entre l'IPCH et l'IPCH-CT provient en grande partie des modifications des accises sur le tabac et de la réduction temporaire des taux de TVA dans l’horeca. En effet, l'IPCH-CT ne tient pas compte de ces variations de prix.

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L'inflation sous-jacente, qui ne tient pas compte de l'évolution des prix des produits énergétiques et des produits alimentaires non transformés, s'établissait à 1,7% en septembre, contre 2,9% en août et -0,5% en juillet. Le taux d’inflation hors produits énergétiques baisse à 1,5% en septembre, contre 2,6% en août et -0,7% en juillet.

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La forte hausse de l'inflation ces derniers mois est due aux produits énergétiques. La contribution de l’énergie à l’inflation[3] est de 2,5%.

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L'électricité coûte désormais 17,3% de plus qu'il y a un an. Le gaz naturel coûte 48,9% de plus en glissement annuel. Le prix du gasoil de chauffage a augmenté de 58,1% par rapport à l'an dernier.

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Inflation et impact des 12 groupes principaux sur l'inflation

La ventilation en 12 groupes principaux montre que la plus forte inflation en septembre est à mettre à l'actif du groupe « logement, eau et énergie » (13,1%). Le groupe « alimentation et boissons non alcoolisées » affiche, quant à lui, la plus faible inflation (-0,7%).

Le groupe logement, eau et énergie est le groupe principal ayant exercé le plus gros impact positif sur l'inflation en septembre, soit 1,8 point de pourcentage. Le groupe ‘alimentation et boissons non alcoolisées’ a exercé le plus gros impact négatif avec -1,0 point de pourcentage.

Inflation[4] et impact[5] sur l'inflation pour l'IPCH global et les 12 groupes principaux

Groupe de produits Poids (‰) Inflation sur base annuelle (%) Impact sur l'inflation (point de %)
IPCH IPCH-CT
juil./21 août/21 sept./21 sept./21 juil./21 août/21 sept./21
0 Total des dépenses 1.000,0 1,4 4,7 3,8 3,5      
1 Produits alimentaires et boissons non alcoolisées 180,8 -1,1 -0,8 -0,7 -0,7 -0,5 -1,2 -1,0
2 Boissons alcoolisées et tabac 53,6 6,2 6,2 6,7 0,1 0,3 0,1 0,2
3 Articles d’habillement et chaussures 52,3 -21,6 27,9 0,3 0,3 -1,3 1,2 -0,2
4 Logement, eau et énergie 172,0 10,7 12,1 13,1 13,1 1,8 1,5 1,8
5 Ameublement et équipement ménager 82,3 -1,2 1,6 1,1 1,1 -0,2 -0,3 -0,2
6 Santé 78,8 0,5 0,5 0,4 0,4 -0,1 -0,4 -0,3
7 Transports 116,0 5,1 5,6 6,8 6,8 0,5 0,1 0,4
8 Communications 33,0 0,0 0,2 0,5 0,5 0,0 -0,2 -0,1
9 Loisirs et culture 81,9 -0,4 1,2 2,4 2,4 -0,2 -0,3 -0,1
10 Enseignement 5,3 0,6 0,6 0,6 0,6 0,0 0,0 0,0
11 Hôtels, cafés et restaurants 60,7 1,2 1,6 1,9 3,2 -0,1 -0,3 -0,1
12 Biens et services divers 83,3 1,2 1,4 1,6 1,5 0,0 -0,3 -0,2

Inflation selon des agrégats spécifiques

L'IPCH global peut être ventilé en cinq agrégats spécifiques, qui composent ensemble les dépenses totales.

  • L'inflation des produits énergétiques a augmenté par rapport au mois précédent. En septembre, elle s'élevait à 27,3% contre 24,5% en août et 22,1% en juillet. Par rapport au mois précédent, les prix ont augmenté de 1,2% en moyenne. L’inflation moyenne de cet agrégat s’élève à 8,3% pour les douze derniers mois.
  • L'inflation des produits alimentaires transformés augmente de 1,6% en août à 1,8% en septembre.
  • L'inflation des produits alimentaires non transformés (fruits, légumes, viande et poisson) reste stable. Elle s'élève à -2,3% en septembre et en août contre -3,6% en juillet. Par rapport à août, les prix ont augmenté en moyenne de 0,3%. L’inflation moyenne de cet agrégat s’élève à -0,7% pour les douze derniers mois.
  • L'inflation des biens industriels non énergétiques se chiffrait à 1,1% en septembre contre 6,5% en août et -4,3% en juillet. Par rapport au mois précédent, les prix ont augmenté de 0,3% en moyenne.
  • Pour les services (y compris les loyers), l'inflation s’élevait à 2,0% en septembre. Il s’agit d’une hausse par rapport au mois d’août, où l'inflation était de 1,3%. Les prix affichaient une baisse moyenne de 0,5% par rapport au mois précédent.

L'inflation sous-jacente (inflation hors énergie et produits alimentaires non transformés) s'élève à 1,7% en septembre, soit une baisse par rapport à l’inflation de 2,9% observée en août. L'inflation sous-jacente moyenne des 12 derniers mois est égale à 1,2%. Les prix de ce sous-agrégat ont baissé de 0,2% par rapport au mois précédent.

Inflation selon des agrégats spécifiques

Agrégats spécifiques Poids (‰) Inflation sur base annuelle (%) Moyenne à douze mois (%) Variation mensuelle
juil./21 août/21 sept./21 sept./21 sept./21
Total des dépenses 1.000,0 1,4 4,7 3,8 1,7 -0,1
Produits énergétiques 95,6 22,1 24,5 27,3 8,3 1,2
Produits alimentaires transformés 187,2 1,6 1,6 1,8 1,5 -0,5
Produits alimentaires non transformés 47,2 -3,6 -2,3 -2,3 -0,7 0,3
Biens industriels non énergétiques 276,9 -4,3 6,5 1,1 0,6 0,3
Services 393,0 1,0 1,3 2,0 1,4 -0,5
IPCH hors énergie et produits alimentaires non transformés (inflation sous-jacente) 857,2 -0,5 2,9 1,7 1,2 -0,2

Impact des sous-indices sur l'inflation

Le gaz a exercé le plus gros impact positif, à savoir 0,69 point de pourcentage. L'impact positif du gasoil de chauffage et de l’électricité a été de respectivement 0,56 et 0,48 point de pourcentage. Les carburants ont un impact de 0,46 point de pourcentage. Le tabac a eu un impact positif de 0,22 point de pourcentage. Les voyages à forfait ont un impact positif de 0,09 point de pourcentage.

Sous-indices avec les plus gros impacts positifs sur l'inflation

Sous-indice Poids (‰) Impact sur l'inflation (point de %)
2021 sept./21
04.5.2 Gaz 17,09 0,69
04.5.3 Gasoil de chauffage 12,15 0,56
04.5.1 Électricité 35,79 0,48
07.2.2 Carburants 29,59 0,46
02.2.0 Tabac 34,99 0,22
09.6.0 Voyages à forfait 4,85 0,09

La viande a exercé l'impact négatif le plus significatif sur l'inflation, à savoir -0,17 point de pourcentage. L'habillement a contribué à hauteur de -0,15 point de pourcentage. Le pain et les céréales, les loyers ainsi que les fruits ont eu chacun un impact de -0,13 point de pourcentage. Les télécommunications ont exercé un impact négatif de -0,12 point de pourcentage. Les services hospitaliers ont exercé un impact négatif de -0,10 point de pourcentage. Enfin, les produits laitiers ont eux aussi exercé un impact négatif de -0,09 point de pourcentage.

Sous-indices avec les plus gros impacts négatifs sur l'inflation

Sous-indice Poids (‰) Impact sur l'inflation (point de %)
2021 sept./21
01.1.2 Viande 47,4 -0,17
03.1.2 Habillement 40,16 -0,15
01.1.1 Pain et céréales 34,58 -0,13
04.1.0 Loyers 80,4 -0,13
01.1.6 Fruits 12,48 -0,13
08.3.0 Télécommunications 30,62 -0,12
06.3.0 Services hospitaliers 38,71 -0,1
01.1.4 Produits laitiers 21,32 -0,09

Comparaison entre la Belgique et les pays voisins

Étant donné que l'IPCH définitif de nos pays voisins ne sera publié que plus tard, nous ne pouvons dès lors établir une comparaison que sur la base de la première estimation rapide de l’inflation de l’IPCH (HICP flash estimate) de septembre. Cette inflation s’élevait en septembre à 3,8% en Belgique. Elle est donc en baisse par rapport au taux de 4,7% du mois d’août. Les Pays-Bas ont affiché une inflation de 2,9% en septembre. Cela représente une hausse par rapport au taux de 2,7% enregistré en août. En France, l’inflation s'élevait à 2,7% en septembre, contre un taux de 2,4% observé en août. En Allemagne, l'inflation s'élevait à 4,1% en septembre, soit une hausse par rapport au taux de 3,4% observé en août.

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Etant donné qu’Eurostat n’a pas encore publié l'indice des prix à la consommation harmonisé à taux de taxation constants du mois de septembre, août est le mois le plus récent pour lequel une comparaison est possible. En Belgique, l'inflation sur la base de l'IPCH-CT s'élevait en août à 4,4%, ce qui représente une hausse par rapport à l'inflation de 1,1% observée en juillet. La forte fluctuation entre juillet et août est due au déplacement des soldes de juillet à août l'année dernière. En Allemagne, cette inflation s'élevait à 1,6% en août, soit une hausse par rapport au taux de 1,3% observé en juillet. En France, l'inflation a augmenté, passant de 1,4% en juillet à 2,2% en août. Aux Pays-Bas, l’inflation a progressé pour atteindre 2,6% en août. En juillet, cette inflation se chiffrait encore à 1,3%.

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[1]Outre l'indice national des prix à la consommation (IPC), Statbel calcule également l'indice européen des prix à la consommation harmonisé (Harmonised Index of Consumer Prices, HICP). L'IPCH permet de comparer les taux d'inflation des États membres de l'Union européenne. L'optique des dépenses et les méthodes appliquées sont coordonnées autant que possible et définies dans la réglementation européenne. Les résultats de l'IPC et de l'IPCH ne sont pas identiques, en raison principalement de différences de pondération et de composition du panier de biens et de services sur lequel se basent ces indices.

La Banque centrale européenne utilise également l'IPCH pour mener sa politique monétaire. De plus, l’IPCH sert à vérifier le respect du critère d’inflation déterminé dans le traité sur l’Union européenne.

Quelques différences entre l'IPCH et l'IPC actuel sont présentées ci-dessous :

  • La pondération du panier de biens et de services dans l'IPCH repose principalement sur les comptes nationaux. L'enquête sur le budget des ménages est utilisée pour les niveaux détaillés inférieurs. De son côté, l'IPC se base principalement sur l'enquête sur le budget des ménages pour tous les niveaux.
  • La population de référence dans l'IPCH se compose des ménages privés (y compris les touristes en Belgique) et des occupants de ménages institutionnels (notamment les maisons de repos et les institutions). Pour l'IPC, il s'agit actuellement des ménages privés avec une limite d'âge pour la personne de référence.
  • L'IPCH s'appuie sur un concept de dépenses intérieures, soit les dépenses réalisées par la population de référence en Belgique. L'IPC repose, quant à lui, sur un concept de dépenses nationales, soit les dépenses effectuées par la population de référence quel que soit le lieu.
  • L'IPCH n'applique aucune correction des variations saisonnières, contrairement à l'IPC où les voyages à l'étranger et les villages de vacances font l'objet d'une correction.
  • Dans l'IPC, les soldes ont été neutralisés, tandis qu'ils ne sont répercutés que sur un mois dans l'IPCH.
  • En ce qui concerne le gasoil de chauffage, le prix actuel sert à calculer l'IPCH. Le calcul de l'IPC s'appuie, par contre, sur une moyenne pondérée sur 12 mois.

[2]L'IPCH-CT est calculé comme l’IPCH traditionnel, mais en utilisant des taux de taxation constants pour le calcul des prix. Cet indice permet dès lors d’estimer l’impact théorique potentiel des changements de taxation indirecte (p.ex. TVA et accises) sur l’inflation mesurée. Il s’agit toutefois d’un impact théorique dans la mesure où le calcul suppose que les changements de taxation sont directement et intégralement répercutés sur les prix payés par les consommateurs.

[3]La contribution à l'inflation d'un groupe de produits donné indique la part de la variation des dépenses totales qui est due à la variation de prix de ce groupe de produits.

[4]L'inflation sur base annuelle mesure la variation de prix entre le mois actuel et le même mois de l'année précédente. Une moyenne à 12 mois compare la moyenne de l'IPCH des 12 derniers mois avec la moyenne des 12 mois précédents. Une variation mensuelle compare les niveaux de prix des deux derniers mois.

[5]L' impact sur l'inflation indique la variation de l'inflation quand on intègre le sous-indice dans l'IPCH. L'impact tient non seulement compte du poids du sous-indice mais aussi du fait que l'inflation du sous-indice soit supérieure ou inférieure à celle de l'ensemble des dépenses (IPCH global).

Tableau 1
Content

Inflation calculée sur base de l’indice des prix à la consommation harmonisé par groupe de produits et services, 12 derniers mois

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Graphique
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Tableau 2
Tableau 3
Tableau 4

But et description sommaire

L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) est un indicateur économique qui a pour objectif de mesurer l’évolution au fil du temps des prix des biens et services achetés par les ménages. L’IPCH permet une mesure comparable de l’inflation à travers les différents pays européens ainsi que les pays candidats à l’accession à l’Union Européenne. Cet indice est calculé selon une approche harmonisée et des concepts communs. L’IPCH fournit la mesure officielle de l’inflation dans la zone euro pour permettre à la Banque Centrale Européenne de mener sa politique monétaire.

Population étudiée

Dépense de consommation finale des ménages résidants sur le territoire belge.

Périodicité

Mensuelle.

Calendrier de publication

Résultats disponibles 15 jours après la période de référence

Définitions

Indice des prix harmonisé (IPCH) : L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) a été créé en 1997 dans le but d'obtenir une mesure comparable de l’inflation pour les pays participants à la future zone euro. Depuis la création de l’euro, l’IPCH est un des outils de mesure utilisés par la Banque Centrale Européenne dans la conduite de sa politique monétaire. Les prix mesurés sont ceux réellement supportés par les consommateurs y compris, par exemple, les impôts sur les produits comme la taxe sur la valeur ajoutée, et ils reflètent les soldes saisonnières.

Inflation : L'inflation est définie comme le rapport entre la valeur de l'indice des prix à la consommation pour un mois donnée et l’indice de ce même mois lors de l’année précédente. L’inflation mesure donc la vitesse à laquelle évolue le niveau général des prix.

COICOP ; COICOP est une nomenclature mise au point par les Nations Unies qui a pour but de classer les dépenses de consommation individuelles des ménages en fonction de leur affectation.

Indice des prix à la consommation harmonisé à taux de taxation constants : L’ indice des prix à la consommation harmonisé à taux de taxation constant est déduit de l’IPCH et est calculé en maintenant constant le niveau des taxes indirectes (principalement accises et TVA) au niveau observés au mois de décembre de l’année précédente. Cet indice permet donc d’estimer l’effet maximal des changements de taxes sur l’inflation en supposant que ceux-ci sont directement et intégralement répercutés sur le prix final payé par les consommateurs.

Pondération : Poids dans le panier de produits et services déterminé par les résultats des comptes nationaux (optique dépenses) et ceux de l´enquête sur le budget des ménages.

Inflation à taux de taxation constants : L'inflation est définie comme le rapport entre la valeur de l'indice des prix à la consommation pour un mois donnée et l’indice de ce même mois lors de l’année précédente. L’inflation mesure donc la vitesse à laquelle évolue le niveau général des prix.

Métadonnées