Janvier 2026 : 981 faillites
En janvier 2026, 981 faillites ont été comptabilisées par les tribunaux de l’entreprise. Il s’agit d’une diminution de 12,1% par rapport au mois de décembre 2025 (1.116).
Le nombre de faillites enregistrées en janvier 2026 est plus élevé que ceux du même mois en 2025 (+3,7%) et en 2024 (+4,1%). Il s’agit de la valeur la plus élevée pour un mois de janvier en Belgique depuis 2014 (1.014).
Au niveau régional, le nombre de faillites a diminué par rapport à décembre 2025 dans chaque région. Ce nombre a par contre progressé en comparaison de janvier 2025 (+10,6%) et de janvier 2024 (+16,5%) en Région flamande uniquement. Il constitue d’ailleurs le nombre de faillites le plus élevé pour un mois de janvier en Région flamande depuis le précédent record en 2025 (606 contre 548).
Par ailleurs, le nombre de faillites enregistrées en janvier 2026 a diminué dans tous les secteurs d’activité par rapport à décembre 2025 sauf dans l’industrie, énergie (41 contre 39) et l’agriculture et pêche (8 contre 8). Quatre secteurs ont vu ce nombre être plus important que ceux de janvier 2025 et 2024 simultanément :
- les autres services avec 167 faillites, où il faut remonter en 2020 pour y trouver un nombre équivalent durant ce mois-là;
- les transports et entreposage avec 72 faillites, ce qui signifie le nombre le plus élevé dans ce secteur durant un mois de janvier puisque le précédent record en janvier s'élevait à 63 en 2013;
- l’information et communication avec 37 faillites, soit la valeur la plus élevée pour un mois de janvier depuis 2014 (38);
- l’agriculture et pêche avec 8 faillites, où il faut remonter en 2022 pour y trouver un nombre équivalent durant ce mois-là.
En ce qui concerne le nombre de pertes d’emploi enregistrées en janvier 2026, il s’élève à 2.326, ce qui correspond à une diminution de 15,0% en comparaison de la valeur du mois de décembre 2025 (2.736). Il représente également des baisses de 5,5% par rapport à janvier 2025 et de 5,9% par rapport à janvier 2024.
Le nombre de pertes d’emploi comptabilisées en janvier 2026 est plus faible que celui de décembre 2025 pour chaque région. En Région wallonne, ce nombre a cependant progressé en comparaison de janvier 2025 (+33,5%) et de janvier 2024 (14,9%) simultanément. Il faut remonter en 2015 pour trouver un nombre de pertes d’emploi plus élevé un mois de janvier en Région wallonne (787 contre 677).
De plus, le nombre de pertes d’emploi enregistrées en janvier 2026 a progressé dans deux secteurs d’activité par rapport à décembre 2025. En effet, ce nombre est passé de :
- 484 à 635 dans les autres services (+151), ce qui signifie le nombre le plus élevé depuis octobre 2019 (757);
- 143 à 210 dans l’industrie, énergie (+67), soit le nombre de pertes d’emploi le plus élevé depuis octobre 2025 (341).
Quatre secteurs ont vu ce nombre être plus important que ceux de janvier 2025 et de janvier 2024 simultanément :
- les autres services avec 635 pertes d’emploi, ce qui signifie la valeur la plus élevée dans ce secteur durant un mois de janvier depuis 2013 (794);
- les transports et entreposage où 196 pertes d’emploi ont été enregistrées, soit le nombre le plus élevé pour un mois de janvier depuis 2013 (257);
- l’information et communication avec 53 pertes d’emploi, où il faut remonter en 2021 pour y trouver un nombre plus important durant ce mois-là (66);
- l’agriculture et pêche avec 8 pertes d’emploi, ce qui signifie la valeur la plus élevée dans ce secteur durant un mois de janvier depuis 2022 (31).
En parallèle à ce communiqué, Statbel publie également des chiffres mensuels plus détaillés qui peuvent être ventilés par commune, par classe NACEBEL 2008 ou encore remonter jusqu’à l’année 2000 en ce qui concerne les faillites et à 2005 en ce qui concerne les pertes d’emploi. Ces chiffres sont accessibles sur be.STAT via l’onglet « Chiffres » de cette publication.
Lors de l'interprétation des chiffres, il convient de tenir compte du fait qu'il existe un certain retard entre la cessation de l'activité économique et la déclaration de faillite par le tribunal de l’entreprise. Suite à cela, l'impact au niveau économique n’est visible dans les chiffres qu’après un certain délai.
But et description sommaire
Chaque mois, Statbel calcule les chiffres des faillites du mois précédent. Ces chiffres sont publiés environ 15 jours après le mois de référence. Outre les chiffres sur le nombre de faillites, Statbel calcule aussi toujours les pertes d’emplois qui en découlent. Pour les pertes d’emploi, Statbel utilise les dernières informations disponibles auprès de l’ONSS.
Les statistiques sur les faillites établies par Statbel sont basées sur des données de la Banque Carrefour des Entreprises (BCE) et du répertoire statistique d’entreprises. Lors de l'interprétation des chiffres, il convient de tenir compte du fait qu'il existe un certain retard entre la cessation de l'activité économique et la déclaration de faillite par le tribunal de l’entreprise. Suite à cela, l'impact au niveau économique n’est visible dans les chiffres qu’après un certain délai.
En outre, en raison des mesures prises pendant la crise du Covid-19 et du confinement qu’elle a causé, les tribunaux et greffiers de l’entreprise ont limité leurs activités jusqu'au 18 mai 2020. De plus, un moratoire temporaire était d’application jusqu’au 17 juin 2020, afin de protéger les entreprises qui étaient en bonne santé avant le 18 mars 2020 contre les effets de la crise du Covid-19.
Ensuite, le vendredi 6 novembre 2020, le gouvernement a approuvé un nouveau moratoire sur les faillites, qui a couru jusqu’au 31 janvier 2021, protégeant les entreprises ayant été obligées de fermer leurs portes à la suite de l’arrêté ministériel publié le 1er novembre 2020 modifiant celui du 28 octobre 2020 portant des mesures d'urgence pour limiter la propagation du coronavirus COVID-19.
En compensation de la fin de ce deuxième moratoire, le gouvernement a mis en œuvre une réforme, selon 3 axes, afin d’assouplir l’accès à la PRJ (procédure de réorganisation judiciaire) . Premièrement, la procédure a été allégée en ne demandant plus obligatoirement aux entreprises de remettre d’emblée 11 documents mais 3 seulement, les autres documents pouvant être fournis en cours de procédure. Deuxièmement, la procédure ne nécessite plus une publication au Moniteur belge, ce qui permet au médiateur de rencontrer les créanciers en toute discrétion et d’éviter ainsi qu’ils n’exigent le remboursement rapide de leurs créances avant qu’un accord n’ait été conclu. Troisièmement, les PRJ par accord à l’amiable sont encouragées grâce à une exonération fiscale qui n’était jusque-là appliquée qu’aux PRJ obtenues par décision judiciaire. Les dispositions relatives aux 2 premiers axes de la réforme devaient cesser d’être en vigueur le 30 juin 2021 mais ont été prolongées jusqu'au 16 juillet 2022 par l’arrêté royal du 24 juin 2021 portant prolongation des articles 2, 4 à 12 de la loi du 21 mars 2021 modifiant le livre XX du Code de droit économique et le Code des impôts sur les revenus 1992.
Entre les deux moratoires, l’administration fiscale et l’ONSS ont épargné, par un moratoire de fait, des entreprises en renonçant à les citer en faillite à la suite de dettes fiscales et sociales. Ce dispositif est resté également en vigueur après le 1er février 2021 avant que les citations ne reprennent à partir d’octobre 2021 en ce qui concerne l’ONSS et aux alentours de mars 2022 du côté de l’administration fiscale où les citations ont repris progressivement dans plusieurs provinces.
Par ailleurs, durant les mois de juillet et d’août, les vacances judiciaires ont lieu. Les tribunaux restent donc ouverts pendant cette période mais le nombre d’audiences est réduit. C’est pourquoi, nos chiffres sur les faillites sont habituellement plus faibles pendant cette période.
De plus, de nombreuses mesures ont été adoptées - au niveau fédéral, régional et local - pour soutenir les entreprises durant la période de crise de la Covid-19. Par exemple, l’ONSS a octroyé des plans de paiement à l'amiable d'une durée maximale de 24 mois pour le règlement de toutes les cotisations et sommes dues pour l’année 2020. Au niveau de l’ONEM, l'intégralité du chômage temporaire dû au coronavirus (ou au conflit en Ukraine) a pu être considéré comme du chômage temporaire pour force majeure corona jusqu'au 30.06.2022.
Enfin, de nouvelles mesures de soutien aux entreprises ont récemment été adoptées durant la crise de l'énergie. Au niveau de l’ONSS, les entreprises peuvent notamment demander un plan de paiement amiable tandis que les entreprises grandes consommatrices d’énergie peuvent avoir recours à un régime spécial de chômage temporaire pour raisons économiques pour les entreprises grandes consommatrices d’énergie.
Toutes ces mesures publiques décrites ci-dessus ont exercé un effet modérateur sur le nombre de faillites prononcées depuis le mois de mars 2020.
Population étudiée
Les entreprises soumises à la loi du 11 août 2017 portant insertion du Livre XX "Insolvabilité des entreprises", dans le Code de droit économique, et portant insertion des définitions propres au livre XX, et des dispositions d'application au Livre XX, dans le Livre I du Code de droit économique, telle que parue au Moniteur Belge le 11 septembre 2017. Le titre VI du livre XX contient les règlements relatifs à la faillite.
Périodicité
Mensuelle.
Calendrier de publication et révision
Les chiffres mensuels des faillites sont publiés environ 15 jours après le mois de référence. Lors de chaque publication, les chiffres des trois mois précédents sont révisés.
Définitions
Faillite
Une entreprise est déclarée en faillite si deux conditions sont remplies. D'une part, l’entreprise a cessé de payer, c'est-à-dire qu'elle n'honore plus ses créanciers. D’autre part, les prêts à l’entreprise ont également cessé. En d'autres termes, elle a perdu la confiance de ses créanciers. La banque refuse alors, par exemple, de lui accorder à nouveau un crédit. La faillite concerne toujours une seule entreprise. Une construction juridique dans laquelle plusieurs personnes ont créé une société, telle qu'une SNC (société en nom collectif), ne peut donc conduire qu'à une seule faillite.
Pertes d’emploi
Les pertes d'emploi à temps plein et à temps partiel, quant à elles, proviennent de l’ONSS. Elles sont déterminées en fonction de la dernière situation connue de l’entreprise, c'est-à-dire au moment de la faillite. Ces pertes d'emploi totales consistent en la somme de 3 catégories distinctes (pertes d'emploi à temps plein + pertes d'emploi à temps partiel + pertes d'employeurs salariés).
Les employeurs salariés sont des employeurs qui se paient un salaire. Les informations sur ce nombre d’employeurs salariés ne sont pas disponibles à l’ONSS et Statbel doit donc les estimer.
Afin d’harmoniser les nouvelles règles de calcul utilisées dans la statistique sur les faillites d’entreprises avec celles des autres statistiques publiées par Statbel (ex : démographie des entreprises, entreprises assujetties à la TVA,…), le nombre d’employeurs salariés est dorénavant estimé sur base de la méthode provenant du règlement SEC 2010, suivie par Eurostat, pour les catégories d’entreprises suivantes :
Indépendant : 1 employeur salarié
Partenariat et autres formes juridiques : 2 employeurs salariés
Société à responsabilité limitée : 1 employeur salarié quand il n’y a pas d’emploi à l’ONSS
Remarque
SRL/SPRL: Suite à l’entrée en vigueur du nouveau Code des sociétés le 1er mai 2019, qui a introduit de nouvelles formes de sociétés, les SPRL avaient jusqu’au 1er janvier 2024 pour modifier volontairement leurs statuts juridiques avant de se voir attribuer automatiquement la forme juridique SRL. Depuis le 1er janvier 2024, nous reprenons donc les SPRL dans cette forme juridique.