Mouvement de la population

La Belgique comptait 11.492.641 habitants au 1er janvier 2020

Population
La Belgique comptait 11.492.641 habitants au 1er janvier 2020

Au 1er janvier 2020, la population légalement enregistrée en Belgique atteignait 11.492.641 habitants, selon les chiffres officiels de Statbel, l'office belge de statistique. 51% (5.832.577 personnes en chiffres absolus) sont des femmes, et 49% (5.660.064 personnes) des hommes, hors registre d’attente[1]. La population belge a connu une croissance annuelle de 61.235 personnes, soit 0,54%. Ce chiffre est tout à fait conforme à la croissance des dernières années (toujours autour du demi pour cent). Cette publication concerne la population légale au 1er janvier 2020 ainsi que les évolutions de la population observées au cours de l’année 2019. La crise du coronavirus et son impact sur la population ne sont donc pas visibles dans ces chiffres. Vous trouverez les chiffres sur le COVID19 sur une page distincte de notre site internet.

groei_2020_frbevoking_2020_nl

L'accroissement de la population au niveau national est principalement dû à deux facteurs démographiques[2] :

  • un ‘solde naturel’ positif, les naissances étant plus nombreuses que les décès (+6.820 personnes en 2019), qui représente 11,0% de l’accroissement démographique total, mais surtout ;
  • par le solde migratoire positif: l'immigration dépasse l'émigration (+55.031 personnes en 2019). Ce solde explique de loin la majeure partie de ce taux de croissance (89,0%).

La plupart des paramètres correspondent aux observations des années précédentes. Toutefois, la tendance sous-jacente de croissante permanente, que nous connaissons depuis 30 ans, est remarquable.

Le phénomène le plus frappant pour 2019 est la baisse constante du nombre de naissances: 115.565 en 2019. En 2016, un ralentissement de la baisse du taux de natalité a semblé s’amorcer, avec seulement 552 naissances de moins qu'en 2015. Ce chiffre a semblé indiquer la fin de la tendance baissière. Depuis 2017, qui a vu le nombre de naissances passer sous la barre des 120.000, la baisse est toutefois à nouveau plus prononcée. En 2017, le nombre de naissances a baissé de 2.059 unités par rapport à un an plus tôt. En 2018, on a dénombré 1.302 naissances en moins et en 2019, il est né 2.235 bébés de moins.
Malgré la tendance baissière du solde naturel, la population totale continue de croître. Ce sont donc surtout les migrations internationales qui constituent le moteur de croissance persistante de la population. En 2019, les migrations internationales représentaient 89% de la croissance observée de la population.

Le top 5 des nationalités qui immigrent en Belgique sont:

  1. Les Belges (qui reviennent en Belgique après un séjour à l’étranger)
  2. Les Roumains
  3. Les Français
  4. Les Néerlandais
  5. Les Italiens.

Pour les personnes qui émigrent de Belgique, on observe pratiquement le même top cinq, sauf que les Italiens arrivent en 6e position et les Polonais à la 5e place. Toutefois, la situation change lorsqu'on examine le solde entre l'immigration et l'émigration internationales par nationalité : la plus forte hausse en chiffres absolus concerne les Roumains (+10.259), suivis par les Marocains (+4.983), les Français (+4.067), les Bulgares (+3.743) et les Italiens (+2.987).

Les chiffres des régions[3] divergent fortement, comme c’était déjà le cas les années précédentes.

RÉGION FLAMANDE

  • La population a augmenté de 40.074 personnes (36.102 en 2018), soit à nouveau une croissance assez significative de 0,6% de la population totale.
  • Cette hausse est en grande partie due à la migration internationale (= la différence entre immigration et émigration vers l'étranger sans prendre en compte les réinscriptions et les radiations d’office). 68.044 personnes venues de l'étranger se sont établies en Région flamande et 31.507 l'ont quittée (solde + 36.537 personnes).
  • A l'intérieur de la Belgique, 34.520 personnes ont 'migré' vers la Région flamande au départ d'une autre région. 22.680 personnes sont par contre parties vers une autre région (solde + 11.840 personnes).
  • Enfin, l'accroissement naturel (naissances versus décès) reste positif (+442 personnes).

RÉGION WALLONNE

  • Au cours de l'année 2019, la population a augmenté de 11.448 personnes. C'est plus qu'en 2018, lorsque 9.418 personnes étaient venues s'ajouter à la population. En pourcentage, l'accroissement s'élève à 0,3%.
  • Il est intéressant de noter que le solde naturel de la population wallonne est de nouveau légèrement négatif: le nombre de décès est supérieur de 1.341 unités à celui des naissances en Région wallonne en 2019. Ce solde est toutefois moins négatif que l’année dernière: en 2018, ce solde s’élevait à moins 2.242 personnes.
  • Tout comme en Région flamande, le principal facteur d'accroissement de la population est la migration internationale: 30.528 personnes provenant de l'étranger sont venues habiter en Région wallonne, 18.251 personnes sont parties à l'étranger (solde 12.277 personnes).
  • Le mouvement migratoire interne reste également positif: le nombre de personnes issues d'autres régions venant s'installer en Wallonie est supérieur au nombre de personnes qui la quittent pour une autre région. Ce solde s'élève à 3.882.

RÉGION DE BRUXELLES-CAPITALE

  • Au cours de l'année 2019, la population a augmenté de 9.713 personnes. En 2018, cette hausse était de 9.816 personnes. C'est beaucoup plus que ce que l'on avait observé en 2016 et 2017 (3.714 et 7.122 personnes), mais toujours moins que la moyenne des hausses de la période 2011-2015 (accroissement moyen de 13.760 personnes).
  • L'explication de cette croissance un peu plus faible dans cette région au cours des dernières années est complexe. Elle ne peut s'expliquer par un seul facteur.
  • Les radiations d’office, qui étaient à un niveau plus élevé en 2016 et 2017 (respectivement 20.397 et 20.234), pourraient y avoir contribué. En 2018, le nombre de radiations d’office diminue pour atteindre 17.821, avant de repartir légèrement à la hausse en 2019 pour se chiffrer à 18.358. Ces deux chiffres sont supérieurs à la moyenne de 16.252 observée pendant la période 2011-2015.
  • L'immigration internationale, les personnes provenant de l'étranger qui viennent habiter dans la région, dépasse, avec 46.184 personnes, légèrement la moyenne de la période 2011-2015 (42.978 personnes). 17.921 personnes sont parties à l’étranger (solde 28.263 personnes).
  • En fin de compte, la Région de Bruxelles-Capitale continue de perdre des personnes au profit des autres régions. Dans le courant de 2019, 25.089 personnes issues d'une autre région sont venues habiter dans la région, tandis que 40.811 personnes sont parties vers une autre région. Le solde de -15.722 s'inscrit dans la lignée des chiffres de 2017 et 2018 (respectivement -14.301 et -14.908) mais reste supérieur à la moyenne de la période 2011-2015 (13.200).

On observe les tendances suivantes au niveau provincial et communal :

  • Le Brabant flamand est la province qui connaît la croissance la plus rapide (0,84%). En Région flamande, la Flandre orientale arrive en deuxième position des provinces connaissant la croissance la plus rapide avec une progression de 0,67%. Le Limbourg est, avec 0,38%, la province qui connaît la croissance la plus lente en Région flamande. En Région wallonne, la province de Luxembourg présente la plus forte croissance avec 0,74%, suivie par le Brabant wallon avec 0,60%. Le Hainaut est la province qui croît le moins vite en Région wallonne, avec une croissance qui reste stable autour 0,2% depuis quelques années.
  • La population des grandes villes progresse nettement : la population bruxelloise (commune de Bruxelles) a augmenté de 1,86%. A Gand et Anvers, les taux de croissance atteignent respectivement 0,65% et 0,63% au cours de l'année 2019. Charleroi comptait 0,24% d'habitants en plus. Le chiffre de la population est resté stable à Liège.
  • La commune affichant la plus forte croissance en 2019 est Baarle-Hertog dans la province d’Anvers, avec une progression de 3,8% (105 habitants). Viennent ensuite Somme-Leuze (Namur) et Hélécine (Brabant wallon) avec respectivement 2,8% (158 habitants) en 2,6% (91 habitants). A l’inverse, Herstappe (Limbourg) perd le plus d'habitants en termes relatifs: moins 4 habitants (-4,8%). En raison du petit nombre d'habitants à Herstappe, le départ de quelques habitants a directement un gros impact en termes relatifs. Messines (Flandre occidentale) a perdu 18 habitants soit 1,7% et La Roche-en-Ardenne (Luxembourg) 61 habitants soit 1,4%.

 

Lieu de résidence Population au 1er janvier 2019 Solde naturel Solde du mouvement migratoire interne Solde du mouvement migratoire international Ajustement statistique Croissance totale Population au 1er janvier 2020
Belgique 11.431.406 6.820 0 55.031 -616 61.235 11.492.641
Région de Bruxelles-Capitale 1.208.542 7.719 -15.722 17.799 -83 9.713 1.218.255
Région flamande 6.589.069 442 11.840 28.511 -719 40.074 6.629.143
Région wallonne 3.633.795 -1.341 3.882 8.721 186 11.448 3.645.243
Communauté germanophone 77.527 45 65 316 -4 422 77.949
Province d’Anvers 1.857.986 2.390 -902 10.424 -168 11.744 1.869.730
Province de Limbourg 874.048 -175 660 2.987 -150 3.322 877.370
Province de Flandre orientale 1.515.064 -299 3.882 6.739 -131 10.191 1.525.255
Province du Brabant flamand 1.146.175 610 5.497 3.732 -171 9.668 1.155.843
Province de Flandre occidentale 1.195.796 -2.084 2.703 4.629 -99 5.149 1.200.945
Province du Brabant wallon 403.599 173 1.716 585 -54 2.420 406.019
Province de Hainaut 1.344.241 -1.524 1.244 2.659 220 2.599 1.346.840
Province de Liège 1.106.992 -18 -650 3.395 81 2.808 1.109.800
Province de Luxembourg 284.638 452 774 930 -42 2.114 286.752
Province de Namur 494.325 -424 798 1.152 -19 1.507 495.832


[1] Les données utilisées proviennent du Registre national. Le chiffre officiel de la population ne prend pas en compte le registre d’attente des demandeurs d’asile, c’est-à-dire les personnes ayant une demande d’asile en cours de traitement (loi du 24 mai 1994 créant un registre d'attente pour les étrangers qui se déclarent réfugiés ou qui demandent la reconnaissance de la qualité de réfugié). Les chiffres publiés par Eurostat, par contre, comprennent une estimation des personnes inscrites au registre d’attente.

[2] Un nombre limité d'enregistrements au Registre national sont effectués tardivement ou ne sont pas corrects. Par conséquent, la croissance démographique observée (différence entre la population au 1er janvier 2020 et celle au 1er janvier 2019) ne correspond pas à 100% au solde obtenu sur la base des naissances, des décès et des migrations. L'ajustement statistique s’élève cette année à -616 unités. Il indique que les données sont de bonne qualité.

[3] Nous devons également tenir compte de l'ajustement statistique au niveau régional. Celui-ci s'élève à -719 pour la Flandre, 186 pour la Wallonie et -83 pour Bruxelles.

Belgique et régions
Content

Mouvement de la population en 2019

Lieu de résidence Population au 1er janvier 2019 Solde naturel Solde du mouvement migratoire interne Solde du mouvement migratoire international Ajustement statistique Croissance totale Population au 1er janvier 2020
Belgique 11.431.406 6.820 0 55.031 -616 61.235 11.492.641
Région de Bruxelles-Capitale 1.208.542 7.719 -15.722 17.799 -83 9.713 1.218.255
Région flamande 6.589.069 442 11.840 28.511 -719 40.074 6.629.143
Région wallonne 3.633.795 -1.341 3.882 8.721 186 11.448 3.645.243
Communauté germanophone 77.527 45 65 316 -4 422 77.949
Provinces
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Mouvement de la population en 2019 par province

Lieu de résidence Population au 1er janvier 2019 Solde naturel Solde du mouvement migratoire interne Solde du mouvement migratoire international Ajustement statistique Croissance totale Population au 1er janvier 2020
Province d’Anvers 1.857.986 2.390 -902 10.424 -168 11.744 1.869.730
Province de Limbourg 874.048 -175 660 2.987 -150 3.322 877.370
Province de Flandre orientale 1.515.064 -299 3.882 6.739 -131 10.191 1.525.255
Province du Brabant flamand 1.146.175 610 5.497 3.732 -171 9.668 1.155.843
Province de Flandre occidentale 1.195.796 -2.084 2.703 4.629 -99 5.149 1.200.945
Province du Brabant wallon 403.599 173 1.716 585 -54 2.420 406.019
Province de Hainaut 1.344.241 -1.524 1.244 2.659 220 2.599 1.346.840
Province de Liège 1.106.992 -18 -650 3.395 81 2.808 1.109.800
Province de Luxembourg 284.638 452 774 930 -42 2.114 286.752
Province de Namur 494.325 -424 798 1.152 -19 1.507 495.832

But et description sommaire

Le mouvement de la population recouvre des statistiques qui permettent d’expliquer l’évolution de la population résidente, telle qu’inscrite au Registre national des personnes physiques (RNPP).  

Cette statistique est consacrée à la variation de la population résidente, telle qu’inscrite au Registre national des personnes physiques (RNPP), pendant une année de référence. La population belge comprend les Belges et les non-Belges admis ou autorisés à s’établir ou à séjourner sur le territoire mais ne comprend pas les non-Belges séjournant pendant moins de trois mois sur le territoire, les demandeurs d’asile et les non-Belges en situation irrégulière. (Loi du 19 juillet 1991 et loi du 1 février 1995).

Le nombre d'habitants évolue au cours de l’année sous l’effet d’un certain nombre d’événements, aussi appelés ‘mouvements’. Au niveau belge, les mouvements suivants entraînent une variation du nombre d’habitants: naissances, décès, migrations internationales (immigration comme émigration) et les changements de nationalité. Les mêmes mouvements peuvent également être analysés à un niveau géographique inférieur, par exemple au niveau de la commune. A ce niveau inférieur, il est aussi possible d’étudier un mouvement supplémentaire, à savoir un changement de résidence en Belgique, aussi appelé mouvement migratoire interne.

L'évolution de la population résidente peut être déduite du RNPP, qui est géré par le SPF Intérieur.  Le RNPP est un système d'information qui assure l'enregistrement, le stockage et la communication des données d'identification des personnes. Ces données sont collectées par les communes (et l'Office des Étrangers pour certaines catégories). Les informations dans le registre national sont organisées en « types d'information » (TI), à savoir les différents éléments des données légales. Le mouvement de la population est déterminé sur la base de ces types d’information. Statbel est en effet autorisé a recevoir certains TI issus du Registre national afin de pouvoir ainsi remplir ses missions statistiques. Des informations complémentaires sur les différents types d’information sont disponibles sur le site internet du SPF Intérieur auprès de la Direction générale Institutions et Population.

Des chiffres complémentaires sur les mouvements des migrations internationales se trouvent sous le thème ‘migrations’ sur le site internet de Statbel. 
Des chiffres complémentaires sur les changements de nationalité se trouvent sous le thème ‘changements de nationalité’ sur le site internet de Statbel.

Population étudiée

Résidents en Belgique

Périodicité

Annuelle.

Calendrier de publication

Résultats disponibles 6 mois après la période de référence

Description des différents mouvements de la population

Solde naturel

Le solde naturel se calcule en déduisant le nombre de décès du nombre de naissances enregistrés pendant l’ensemble de l’année de référence. Si le nombre de naissances est supérieur au nombre de décès, le solde naturel est positif.

Les informations relatives au nombre de naissances peuvent être déduites du TI100, le lieu de naissance. On utilise la date de naissance pour définir le nombre de naissances pendant l’année de référence. Elle doit se situer dans l’année de référence. On tient également compte du lieu de naissance. La naissance doit en effet avoir eu lieu dans une commune belge.

Les informations sur le nombre de décès sont tirées du TI50, lieu et date de décès. Afin de déterminer le nombre de décès pendant l’année de référence, on tient compte de la date de décès et du lieu où la personne était inscrite au moment du décès.  Le décès n’est en effet pris en considération que si la personne résidait officiellement dans une commune belge au moment du décès (et faisait donc partie de la population résidente).

Solde du mouvement migratoire interne

Le solde du mouvement migratoire interne ne peut être calculé qu’au niveau sous-national. Il s’agit en effet des personnes qui déménagent d’une commune vers une autre. Un tel déménagement peut simultanément impliquer des mouvements migratoires entre arrondissements, provinces et même régions. Si le nombre de personnes qui arrivent dans une commune est supérieur au nombre de personnes qui partent vers une autre commune, le solde du mouvement migratoire interne est positif.

Les informations relatives au lieu de résidence se trouvent dans le RNPP sous le TI001, la commune de résidence, et le TI020, l’adresse de la résidence principale. Afin de définir le solde du mouvement migratoire interne au niveau communal,  il suffit d’utiliser le TI001 pour identifier les mouvements migratoires entre les communes belges. 

Toutefois, connaître l'adresse exacte permet d’autres applications, comme analyser le nombre de mouvements migratoires au sein d’une même commune, ce qui permet notamment de définir le nombre total de mouvements migratoires en Belgique. Dans les grandes villes, il est même éventuellement possible d’identifier les mouvements migratoires entre les différents secteurs. Voir métadonnées mouvement migratoire interne.

Solde du mouvement migratoire international

Le solde du mouvement migratoire international se calcule en déduisant le nombre d’émigrations internationales du nombre d’immigrations internationales enregistrées pendant l’année de référence. Si le nombre de d’immigrations internationales dépasse le nombre d’émigrations internationales, le solde du mouvement migratoire international est positif.

L’immigration internationale recouvre trois mouvements distincts:

  1. L’immigration internationale, disponible depuis 1992:  pour l’identifier, on utilise le TI001, soit la commune de résidence. Une personne est considérée comme ayant immigré en Belgique si:
    a.    L’on retrouve une inscription dans une commune belge et si l’inscription précédente dans le TI001 fait référence à une résidence à l’étranger ou;
    b.    il s’agit de la toute première inscription dans une commune belge, qui a eu lieu à une date ultérieure à la date de naissance. 
    Une personne peut immigrer au maximum 1 fois vers la Belgique pendant l’année en cours. On a dès lors également recours au TI210, la mention du registre, afin de sélectionner la date d’arrivée correcte.
  2. Réinscription, disponible depuis 1992:  On parle de réinscription quand une personne est rayée d’office mais se réinscrit malgré tout plus tard dans une commune belge. Une personne est considérée comme réinscrite si:
    a.    L’on retrouve une inscription dans une commune belge et l’inscription précédente dans le TI001 fait référence à une radiation de la personne et;
    b.    un critère de temps est également d’application: une personne n’est considérée comme radiée que si une nouvelle inscription dans une commune belge n’est effectuée qu’après le 1er mars de l’année suivante. Si la radiation et la réinscription se succèdent à un intervalle plus court, la personne n’est considérée ni comme radiée, ni comme réinscrite. 
  3. Changement de registre (intérieur), disponible depuis 2000: quand un demandeur d’asile est reconnu, il est retranscrit du registre d’attente au registre des étrangers. Cette information se trouve dans le TI210, mention du registre. 

L’émigration internationale recouvre également trois mouvements distincts:

  1. Emigration, disponible depuis 1992: on utilise le TI001, soit la commune de résidence. Une personne est considérée comme émigrée si cette personne a  été enregistrée pendant l’année de référence comme résidant à l’étranger et si l’enregistrement précédent dans le TI001 indique un domicile dans une commune belge.
  2. Radiation d’office, disponible depuis 1992: on utilise le TI001, soit la commune de résidence. Une personne est considérée comme radiée d’office si cette personne a été radiée pendant l’année de référence et si l’enregistrement précédent dans le TI001 indique qu’elle résidait dans une commune belge. On tient par ailleurs compte d’une composante de temps: une personne n’est considérée comme radiée que si elle n’est pas inscrite dans une commune belge avant le 1er mars de l’année suivante.
  3. Changements de registre (externe), disponible depuis 2010: on utilise le TI210, mention du registre. Il s’agit de personnes qui viennent d’un registre quelconque et qui sont reprises dans le registre d’attente. Il s’agit la plupart du temps de personnes qui sont déplacées du registre des étrangers vers le registre d’attente.

Ajustements statistiques

Dans un scénario idéal, la somme des différents soldes devrait être égale à la variation de la taille de la population que nous observons entre l’année Y et l’année Y+1. En d’autres termes, la population au 1er janvier de l’année Y+1 est égale à la somme de la population au 1er janvier de l’année Y, du solde naturel, du solde du mouvement migratoire interne et du solde du mouvement migratoire international pendant l’année Y.

Dans la pratique, il est rare que le résultat de ce calcul soit exact. La différence entre les deux est calculée et appelée l’ajustement statistique. L’ajustement statistique donne une indication de la qualité du chiffre de population. L’ordre de grandeur des ajustements statistiques est d’un millier d’unités. Sur un total de centaines de milliers d’enregistrements qui déterminent le mouvement de la population au fil de l’année, on peut considérer cette marge d’erreur comme minime.

Changement de nationalité

L’acquisition et l’octroi de la nationalité belge sont des matières juridiques complexes. Statbel effectue un calcul approximatif des changements de nationalité selon une méthode très simple: une personne change de nationalité quand sa nationalité telle qu’enregistrée dans le TI031 du RNPP change.

Nous ne prenons donc en compte que les personnes pour qui une autre nationalité était déjà enregistrée. Les personnes qui acquièrent la nationalité belge sans qu’une nationalité précédente ne soit mentionnée, ne sont pas reprises dans cette statistique.

Cette définition, bien sans réel fondement juridique, recouvre un grand nombre de catégories juridiques du code de la nationalité belge (naturalisation, acquisition par déclaration, etc.).  La condition qui implique d’avoir une nationalité précédente a pour conséquence qu’un certain nombre de situations ne sont pas prises en compte dans cette statistique.  C’est par exemple, en grande partie le cas lorsque la nationalité belge est octroyée sur la base de la nationalité du père ou de la mère (art. 8 de la loi du 4 décembre 2012 et précédentes). Généralement aucune nationalité antérieure n’est alors enregistrée.

Dans le Registre national, la nationalité est enregistrée dans le ‘type d'information 031'. Pour davantage d’informations sur l’acquisition de la nationalité et le ‘type d’information 031’ , veuillez consulter les sites internet du SPF Intérieur - Direction générale Institutions et Population et du SPF Justice.

Accroissement et indice

L’accroissement est la variation absolue du nombre d'habitants. En d’autres termes, il s’agit de la somme des différents soldes, à savoir le solde naturel, le solde du mouvement migratoire interne et le solde du mouvement migratoire international. Un chiffre positif indique une augmentation de la population, un chiffre négatif une diminution de la population.

L’indice de l’année Y est calculé de la manière suivante: l’accroissement de l’année de référence Y est divisé par la population au 1er janvier de l’année Y et multiplié par 100 (la croissance en pourcentage de la population au cours de l’année Y). Ce chiffre est ensuite additionné à 100. Un indice supérieur à 100 indique une augmentation de la population, un chiffre inférieur à 100 indique une diminution de la population. Plus le chiffre s’écarte de 100, plus l’augmentation ou la diminution de la population est substantielle.

Métadonnées