Emploi et chômage

Évolutions moins favorables sur le marché du travail au premier trimestre 2024

Emploi & formation
Évolutions moins favorables sur le marché du travail au premier trimestre 2024

Au premier trimestre 2024, 71,9% des 20-64 ans étaient au travail en Belgique, ce qui représente une baisse par rapport au quatrième trimestre 2023 (72,6%) et une stabilisation par rapport au premier trimestre 2023. Chez les personnes âgées de 55 ans et plus, le taux d'emploi évolue cependant encore favorablement, passant de 58,5% au quatrième trimestre 2023 à 59,1% au premier trimestre 2024. C’est ce qui ressort des nouveaux résultats de Statbel établis sur la base de l’Enquête sur les forces de travail (EFT).

Le taux de chômage BIT des 15-64 ans est estimé à 5,8% au premier trimestre 2024, contre 5,5% au quatrième trimestre 2023. Mais ici aussi, on constate une stabilisation du chiffre par rapport à l’année précédente.

Le taux d'activité baisse légèrement de 70,9% au trimestre précédent à 70,3% au premier trimestre 2024. Cette évolution semble exclusivement due à une baisse du taux d'activité des femmes, alors que chez les hommes, ce chiffre reste stable. 

Le taux d’emploi baisse dans les trois régions. À Bruxelles et en Flandre, cette évolution s'accompagne d'une hausse du taux de chômage, alors qu'en Wallonie, le chômage diminue encore légèrement.

Vous trouverez ci-dessous plus de détails sur les évolutions selon le sexe, la classe d’âge, la région et le niveau d’instruction.

71,9% des 20 à 64 ans exercent un emploi

Le taux d’emploi diminue par rapport au trimestre précédent

Après deux trimestres de hausse du taux d'emploi, les estimations pour le premier trimestre 2024 montrent à nouveau une légère baisse, de 72,6% à 71,9%. En termes absolus, cela signifie qu’au premier trimestre 2024, environ 4.868.000 personnes âgées de 20 à 64 ans étaient au travail en Belgique. Si l’on se penche sur la population âgée de 15 ans et plus, il s'agit de 5.017.000 personnes occupées.

Bien que l'on observe une diminution tant chez les hommes que chez les femmes, la baisse est légèrement plus importante chez ces dernières. Le taux d’emploi féminin baisse de 68,8% au quatrième trimestre 2023 à 67,9% au premier trimestre 2024, et le taux d’emploi masculin de 76,4% à 75,9%. Par rapport au même trimestre l’année dernière, le taux d’emploi reste pratiquement stable, et ce tant pour les hommes que pour les femmes.

Dans les graphiques, les lignes représentent les valeurs estimées et la zone qui les entoure représente l'intervalle de confiance (I.C.) à 95 % autour de l'estimation.

Hausse du taux d’emploi chez les 55-64 ans

En fonction de l'âge, on observe des évolutions divergentes dans les groupes de population des 20-54 ans et des 55-64 ans (graphique 2). Alors que l’estimation du taux d’emploi des 20-54 ans baisse de 1,4%, celle du groupe le plus âgé augmente de 1,0% par rapport au trimestre précédent. Par rapport au même trimestre il y a un an, la différence est encore plus marquée. On observe une hausse de 2,4% dans le groupe le plus âgé, et une baisse de 0,9% chez les 20-54 ans. L'écart entre les taux d'emploi des deux groupes d'âge reste grand: au premier trimestre 2024, 75,7% des 20-54 ans exerçaient un emploi, contre 59,1% des 55-64 ans.

Dans les graphiques, les lignes représentent les valeurs estimées et la zone qui les entoure représente l'intervalle de confiance (I.C.) à 95 % autour de l'estimation.

Baisse du taux d’emploi à Bruxelles

Pour Bruxelles, le taux d'emploi est estimé à 63,3%, contre 66,7% au trimestre précédent. En Flandre et en Wallonie, on observe une légère baisse, de 77,0% à 76,7% en Flandre et de 66,7% à 66,2% en Wallonie, respectivement.

Dans les graphiques, les lignes représentent les valeurs estimées et la zone qui les entoure représente l'intervalle de confiance (I.C.) à 95 % autour de l'estimation.

Évolution selon le niveau d’instruction

Les taux d’emploi des personnes à niveau d’instruction faible, moyen et élevé s’élèvent à 47,2%, 68,1% et 85,6% respectivement. Aucun de ces trois groupes ne montre d’évolutions marquantes. Globalement, on observe partout une légère baisse par rapport au trimestre précédent. 

Dans les graphiques, les lignes représentent les valeurs estimées et la zone qui les entoure représente l'intervalle de confiance (I.C.) à 95 % autour de l'estimation.

Le taux de chômage s’élève à 5,8%

Hausse chez les hommes, baisse chez les femmes

Le taux de chômage BIT augmente légèrement au premier trimestre 2024 par rapport au quatrième trimestre 2023 et est estimé à 5,8%. On constate toutefois des évolutions divergentes chez les hommes et chez les femmes. Les hommes enregistrent une hausse de 5,8% à 6,4%, tandis que les femmes affichent une légère baisse de 5,2% à 5,0% (graphique 5). En termes absolus, il y a environ 302.000 chômeurs BIT: 122.000 femmes et 180.000 hommes. Par rapport à l’année dernière, le taux de chômage BIT reste pratiquement stable (de 5,7% à 5,8%), tant chez les hommes que chez les femmes.

Dans les graphiques, les lignes représentent les valeurs estimées et la zone qui les entoure représente l'intervalle de confiance (I.C.) à 95 % autour de l'estimation.

Le chômage des jeunes continue de baisser à 16,0% mais reste supérieur au niveau de l’an dernier

Le taux de chômage des jeunes (15-24 ans) continue de baisser, après une hausse au troisième trimestre 2023 entraînée par les jeunes diplômés qui se mettent activement à la recherche d'un emploi. Le taux de chômage BIT de ce groupe d’âge s’élève ainsi à 16,0%, ce qui est beaucoup plus élevé qu’il y a un an, lorsqu’il était estimé à 14,4% (graphique 6).

Les estimations des deux autres classes d’âge sont moins sujettes aux fluctuations que la classe d’âge la plus jeune. On constate toutefois que le taux de chômage des 25-49 ans affiche une hausse de 5,1% à 5,7% et que chez les plus de 50 ans, 3,3% de la population active sont des chômeurs BIT.

Dans les graphiques, les lignes représentent les valeurs estimées et la zone qui les entoure représente l'intervalle de confiance (I.C.) à 95 % autour de l'estimation.

Hausse du taux de chômage à Bruxelles

Au niveau régional, la hausse du taux de chômage BIT est la plus remarquable à Bruxelles (graphique 7). Entre le quatrième trimestre 2023 et le premier trimestre 2024, le taux de chômage augmente de 10,2% à 11,9%, une augmentation assez importante qui, il est vrai, n'est pas suffisamment importante pour être statistiquement significative. Il convient également de noter que le taux de chômage au troisième et au quatrième trimestre était exceptionnellement bas. Par rapport à l'année précédente, on constate également une hausse à Bruxelles, mais celle-ci est beaucoup plus faible (de 11,4% à 11,9%).

En Wallonie et en Flandre, l’évolution est beaucoup moins marquée. Par rapport à l’année dernière, lorsque le taux de chômage BIT était estimé à 3,1% en Flandre, on constate chaque trimestre une légère hausse, pour s’établir à 3,7% au premier trimestre 2024. En Wallonie, en revanche, la tendance est à la baisse par rapport au premier trimestre 2023, à savoir de 8,8% à 7,7% au premier trimestre 2024.

Dans les graphiques, les lignes représentent les valeurs estimées et la zone qui les entoure représente l'intervalle de confiance (I.C.) à 95 % autour de l'estimation.

Évolution selon le niveau d’instruction

Comme pour le taux d'emploi, on observe peu de changements significatifs du taux de chômage BIT en fonction du niveau d'instruction. Il augmente légèrement de 12,6% à 13,3% chez les personnes à faible niveau d’instruction et de 6,3% à 6,5% chez les personnes à niveau d’instruction moyen. En revanche, il reste pratiquement stable à 3,1% chez les personnes à niveau d’instruction élevé (graphique 8).

Dans les graphiques, les lignes représentent les valeurs estimées et la zone qui les entoure représente l'intervalle de confiance (I.C.) à 95 % autour de l'estimation.

70,3% des 15-64 ans sont économiquement actifs

Baisse du taux d’activité chez les femmes

Le taux d'activité, soit la part des personnes actives dans la population totale âgée de 15 à 64 ans, baisse légèrement d’environ 70,9% au trimestre précédent à 70,3% au trimestre actuel (graphique 9). Par rapport à l'année dernière également, cela représente une légère baisse (de 70,6% à 70,3%). Lorsque le taux d’activité diminue, cela signifie que le nombre de personnes inactives au sein des 15-64 ans augmente. Il s’agit d’une hausse de 41.000 personnes entre le quatrième trimestre 2023 et le premier trimestre 2024. Le nombre d’inactifs âgés de 15 à 64 ans est ainsi estimé à 2.216.000. La hausse concerne surtout les femmes (+39.000). Le chiffre des hommes reste stable.

Cette différence entre les hommes et les femmes s’observe également dans les chiffres relatifs. Alors que le taux d’activité des hommes reste stable à 74,5% entre le quatrième trimestre 2023 et le premier trimestre 2024, celui des femmes baisse de 67,1% à 66,0%.

Dans les graphiques, les lignes représentent les valeurs estimées et la zone qui les entoure représente l'intervalle de confiance (I.C.) à 95 % autour de l'estimation.

Baisse du taux d’activité chez les jeunes

Si l’on se penche sur le taux d’activité par groupe d’âge, on constate une tendance assez normale chez les jeunes. Chaque année, au troisième trimestre, le taux d’activité des 15-24 ans atteint un pic, principalement en raison des jobs d’étudiants et des jeunes diplômés qui entrent sur le marché du travail. Mais on constate à chaque fois une baisse lors des trimestres suivants, ce qui est également le cas au premier trimestre 2024. Le taux d’activité des jeunes est estimé à 29,9% au premier trimestre 2024 (graphique 10).

Chez les 25-49 ans, on observe une légère baisse, de 86,6% au quatrième trimestre 2023 à 86,0% au premier trimestre 2024. Chez les 50-64 ans, le taux d’activité reste stable à 68,5%.

Dans les graphiques, les lignes représentent les valeurs estimées et la zone qui les entoure représente l'intervalle de confiance (I.C.) à 95 % autour de l'estimation.

Forte baisse du taux d’activité à Bruxelles

Avec 73,7%, la Flandre connaît le taux d’activité le plus élevé des trois régions, un chiffre qui est resté relativement stable depuis un certain temps (graphique 11). Après la Flandre vient Bruxelles, avec un taux d'activité de 66,2%, un chiffre qui a fortement baissé par rapport au trimestre précédent (68,1%) et par rapport à l’année dernière (68,3%). L’écart avec la Wallonie est ainsi très faible, tandis que celui avec la Flandre se creuse.

En Wallonie également, on observe une baisse du taux d’activité, mais moins forte qu’à Bruxelles. Le chiffre est estimé à 65,4% au premier trimestre 2024 (contre 66,3% au quatrième trimestre 2023).

Dans les graphiques, les lignes représentent les valeurs estimées et la zone qui les entoure représente l'intervalle de confiance (I.C.) à 95 % autour de l'estimation.

Grandes différences du taux d'activité selon le niveau d’instruction

Tout comme le taux d’emploi et le taux de chômage, le taux d’activité diffère fortement selon le niveau d’instruction. Il est de 40,2% chez les personnes à faible niveau d’instruction, de 70,2% chez les personnes à niveau d’instruction moyen et de 88,3% chez les personnes à niveau d'instruction élevé (graphique 12). Ces différences restent assez constantes d’un trimestre à l’autre.

Dans les graphiques, les lignes représentent les valeurs estimées et la zone qui les entoure représente l'intervalle de confiance (I.C.) à 95 % autour de l'estimation.

Transitions sur le marché du travail

Sur la base des données du panel dont dispose l’Enquête sur les forces de travail, nous pouvons également observer les changements ou les transitions du statut des individus sur le marché du travail. Davantage d'informations à ce sujet sont disponibles ici. Le dernier communiqué se concentre sur la population inactive.

Note méthodologique

Les chiffres rapportés sont des estimations réalisées sur la base d'une enquête par sondage. Ils reposent sur un échantillon effectif de 27.700 personnes (répondants) âgées de 15 à 89 ans, au premier trimestre 2024. Cela représente environ 14.000 répondants en Flandre, 10.300 en Wallonie et 3.500 à Bruxelles.

L’Enquête sur les forces de travail est une enquête continue. Cela signifie que l'échantillon est réparti uniformément sur les 52 semaines (de référence) de l'année.  Les répondants sélectionnés répondent à un questionnaire qui porte principalement sur leur activité durant une semaine de référence donnée. Les données présentées ici sont les moyennes du trimestre.

Étant donné que le questionnaire de l’EFT a changé depuis le premier trimestre 2021, de même que les définitions du BIT de l'emploi et du chômage, les graphiques présentés ici commencent au premier trimestre 2021 (et pas avant, car il y a une rupture entre le quatrième trimestre 2020 et le premier trimestre 2021).

Malgré la taille de l'échantillon sur lequel se basent les chiffres, il convient de prendre en compte une certaine marge d'incertitude des chiffres estimés (comme pour tous les résultats basés sur un échantillon). Afin d'accroître la lisibilité, nous ne signalons pas toujours si certaines évolutions sont significatives ou non. Il faut toutefois tenir compte du fait que des évolutions mineures d'un trimestre à l'autre ne sont généralement pas significatives. Nous conseillons dès lors de plutôt évaluer les tendances sur plusieurs trimestres, partant du principe que certaines fluctuations aléatoires de l'échantillon seront moins visibles de cette façon.

Les intervalles de confiance de 95% des taux d’emploi, de chômage et d’activité figurent aux annexes 1, 2 et 3. Un intervalle de confiance est une mesure de la précision d'un indicateur. Plus l'intervalle autour de la valeur estimée est petit, plus l'estimation est précise. En général, on utilise un intervalle de confiance correspondant à un niveau de précision de 95 %. Cela signifie que lorsque différents échantillons sont tirés de la même population, on peut s'attendre à ce que, dans 95 % des cas, l'intervalle de confiance (avec un niveau de précision de 95 %) contienne la valeur réelle. Les intervalles sont également repris dans les graphiques ci-dessus.

Définitions

L'enquête est harmonisée au niveau européen. Les définitions de l’emploi et du chômage utilisées (voir onglet « documentation») sont celles du Bureau international du Travail (BIT), garantissant ainsi la comparabilité des résultats à l’échelle internationale.

Le taux d’emploi des 20 à 64 ans représente le pourcentage de personnes occupées parmi la population totale âgée de 20 à 64 ans.

Le taux de chômage des 15 à 64 ans représente le pourcentage de chômeurs parmi la population active (personnes occupées + chômeurs) âgée de 15 à 64 ans.

Le taux d’activité des 15 à 64 ans représente le pourcentage de la population active (personnes occupées + chômeurs) parmi la population totale âgée de 15 à 64 ans.

Les personnes ayant un niveau d’instruction faible sont des personnes qui détiennent au mieux un diplôme de l’enseignement secondaire inférieur. Les personnes ayant un niveau d’instruction moyen ont obtenu un diplôme de l’enseignement secondaire supérieur, mais pas de diplôme de l’enseignement supérieur. Les personnes ayant un niveau d’instruction élevé ont un diplôme de l’enseignement supérieur.

Annexe 1: Intervalles de confiance de 95% pour le taux d’emploi des 20-64 ans (T1 2024)

  Estimation T1 2024 intervalle de confiance de 95%
Limite inférieure Limite supérieure
Belgique 71,9% 71,2% 72,6%
Hommes 75,9% 75,0% 76,9%
Femmes 67,9% 66,9% 68,9%
Région de Bruxelles-Capitale 63,3% 61,1% 65,5%
Région flamande 76,7% 75,8% 77,7%
Région wallonne 66,2% 64,9% 67,6%
20-54 ans 75,7% 74,9% 76,5%
55-64 ans 59,1% 57,4% 60,7%
Niveau d’instruction faible 47,2% 45,3% 49,2%
Niveau d’instruction moyen 68,1% 66,8% 69,3%
Niveau d’instruction élevé 85,6% 84,6% 86,5%

Annexe 2: Intervalles de confiance de 95% pour le taux de chômage des 15-64 ans (T1 2024)

  Estimation T1 2024 intervalle de confiance de 95%
Limite inférieure Limite supérieure
Belgique 5,8% 5,3% 6,2%
Hommes 6,4% 5,8% 7,1%
Femmes 5,0% 4,4% 5,6%
Région de Bruxelles-Capitale 11,9% 10,0% 13,9%
Région flamande 3,7% 3,2% 4,2%
Région wallonne 7,7% 6,8% 8,6%
15-24 ans 16,0% 13,6% 18,5%
25-49 ans 5,7% 5,1% 6,3%
50-64 ans 3,3% 2,7% 3,8%
Niveau d’instruction faible 13,3% 11,6% 15,1%
Niveau d’instruction moyen 6,5% 5,7% 7,2%
Niveau d’instruction élevé 3,1% 2,6% 3,7%

Annexe 3: Intervalles de confiance de 95% pour le taux d’activité des 15-64 ans (T1 2024)

  Estimation T1 2024 intervalle de confiance de 95%
Limite inférieure Limite supérieure
Belgique 70,3% 69,6% 70,9%
Hommes 74,5% 73,7% 75,3%
Femmes 66,0% 65,1% 67,0%
Région de Bruxelles-Capitale 66,2% 64,5% 67,9%
Région flamande 73,7% 72,9% 74,6%
Région wallonne 65,4% 64,3% 66,6%
15-24 ans 29,9% 28,4% 31,5%
25-49 ans 86,0% 85,1% 86,8%
50-64 ans 68,5% 67,3% 69,7%
Niveau d’instruction faible 40,2% 38,7% 41,7%
Niveau d’instruction moyen 70,2% 69,0% 71,4%
Niveau d’instruction élevé 88,3% 87,5% 89,2%
Aperçu
Content
Tableau 1
Tableau 2

Enquête sur les forces de travail (EFT)

But et description sommaire

L’enquête par sondage sur les forces de travail est une enquête auprès des ménages privés, menée pendant toute l’année. Elle repose sur les réponses d'environ 110.000 personnes (répondants) de 15-89 ans.

Son but principal est de classer la population de 15-89 ans en trois groupes (personnes occupées, chômeurs et inactifs sur le marché du travail), et de fournir des données descriptives et explicatives sur chacune de ces catégories. Cette enquête est également réalisée dans les autres États membres de l’UE et est coordonnée par EUROSTAT, le service statistique de l'Union européenne. En Belgique, l'EFT est organisée par Statbel (Direction générale Statistique - Statistics Belgium). Le but est d’obtenir des informations comparables au niveau européen notamment pour ce qui concerne les taux d’emploi et de chômage au sens des définitions du Bureau international du Travail (BIT), mais également de collecter et de diffuser des données non disponibles par ailleurs. Il s'agit par exemple de la mobilité des travailleurs, des motifs du temps partiel, des différentes formes de travail à temps partiel, de la profession, du niveau d’éducation de la population en âge de travailler,...

Population étudiée

Les membres des ménages privés, âgés de 15-89 ans.

Base de sondage

Données démographiques du Registre national.

Méthode de collecte des données et taille de l’échantillon

Les informations sont recueillies par voie d'entretiens en face-à-face pour la première interrogation. Depuis 2017 suivent ensuite encore trois enquêtes de suivi (plus courtes) auxquelles les ménages répondent via web ou par téléphone.

Les ménages ne comportant que des personnes inactives âgées de plus de 64 ans peuvent aussi être interrogés par téléphone.

Chaque année, environ 34.000 ménages uniques participent à cette enquête.

Taux de réponse

En moyenne, le taux de réponse à la première interrogation est de 68 % et dans les enquêtes de suivi entre 90 % et 95 %.

Périodicité

Trimestrielle.

Calendrier de publication

Disponibilité des résultats : environ 3 mois après la fin de la période de référence.

Formulaires

Définitions

L'enquête est harmonisée au niveau européen. Les définitions de l’emploi et du chômage utilisées sont celles du Bureau international du Travail (BIT), garantissant ainsi la comparabilité des résultats à l’échelle internationale.

  • Les personnes ayant un emploi (actifs occupés) sont des personnes qui, pendant la semaine de référence, ont effectué un travail ‘contre rémunération’ ou dans le but de ‘réaliser un bénéfice’, indépendamment de la durée (même si ce n’était qu'une heure), ou qui avaient un emploi mais qui étaient temporairement absentes. Par exemple, on peut être temporairement absent pour des vacances, une maladie, des motifs techniques ou économiques (chômage temporaire),...

La main-d’œuvre familiale est également comprise dans la catégorie des personnes occupées.

Depuis 2021, les personnes qui sont au chômage temporaire pendant une période ininterrompue de plus de trois mois sont comptabilisées parmi les chômeurs ou les inactifs et plus parmi les personnes occupées.

  • Les chômeurs sont toutes les personnes qui :

(a) étaient sans travail pendant la semaine de référence, c’est-à-dire qui n’ont pas travaillé en tant que salarié ou indépendant ;

(b) étaient disponibles pour travailler, c'est-à-dire pour commencer une activité en tant que salarié ou indépendant dans un délai de deux semaines après la semaine de référence ;

(c) étaient à la recherche active d'un travail, c'est-à-dire qui avaient entrepris des démarches spécifiques en vue de trouver un emploi salarié ou indépendant pendant une période de quatre semaines se terminant à la fin de la semaine de référence, ou qui avaient trouvé un travail à commencer endéans une période maximale de trois mois.

Attention ! Les taux de chômage BIT sont indépendants d’une inscription éventuelle auprès du FOREM, d’Actiris, du VDAB ou de l’ADG ainsi que de la perception d'une allocation de l'ONEM et ne peuvent dès lors être comparés aux taux de chômage administratifs.

  • La population active est composée des chômeurs et de la population occupée.
  • Les inactifs (sur le marché du travail) sont toutes les personnes qui ne sont pas considérées comme des chômeurs ou comme des personnes ayant un emploi.
  • Le taux d'emploi donne le pourcentage de personnes occupées dans une certaine classe d'âge. 
  • Le taux d’emploi dans le cadre de la stratégie « Europe 2020 » indique le pourcentage de personnes occupées parmi la population âgée de 20 à 64 ans
  • Le taux de chômage représente le pourcentage de chômeurs parmi la population active (personnes occupées + chômeurs) d'une classe d'âge donnée.
  • Le taux d’activité reflète le pourcentage de la population active (personnes occupées + chômeurs) parmi la population totale au sein d'une classe d'âge donnée.

Les indicateurs ci-dessus (taux d’emploi, taux de chômage et taux d’activité) sont les principaux indicateurs destinés à comparer l’évolution du marché du travail au niveau international.

Les personnes ayant un niveau d'instruction faible sont les personnes qui détiennent au mieux un diplôme de l'enseignement secondaire inférieur. Les personnes ayant un niveau d'instruction moyen ont obtenu un diplôme de l'enseignement secondaire supérieur mais pas de diplôme de l'enseignement supérieur. Les personnes ayant un niveau d'instruction élevé ont un diplôme de l'enseignement supérieur.

Métadonnées

Méthodologie enquêtes

Réglementation