Situation sur le marché du travail : emploi et chômage

Evolution des femmes sur le marché du travail

Census
Evolution des femmes sur le marché du travail

Quelles communes marquent la plus grande parité hommes/femmes en Belgique ?

Historiquement, le taux d'emploi[1] des hommes est plus élevé que celui des femmes en Belgique. Cette différence est, en grande partie, le résultat de facteurs socio-démographiques, économiques et culturels. Cet écart s’amenuise néanmoins au fil des années. Statbel, l’office belge de statistique, profite de la récente publication des données du Census 2021 pour faire le point sur ces évolutions ainsi que sur les types d’emplois exercés par les hommes et les femmes.

Les données du Census pour la population âgée de 20 à 64 ans révèlent que la différence de taux d’emploi entre les hommes et les femmes est passée de 10,3 points de pourcentage en 2011 à 6,2 points de pourcentage en 2021. Alors que le taux d’emploi des femmes en 2021 s’élève à 68,6%, celui des hommes atteint 74,7%.

Ces écarts sur le marché du travail entre hommes et femmes sont accentués selon leur lieu de résidence. Ainsi, c’est en Région de Bruxelles-Capitale que l’écart de taux d’emploi est le plus élevé : 64,2% pour les hommes, 55,7% pour les femmes.

Bierbeek est la seule commune avec un taux d’emploi féminin supérieur à celui des hommes

A l’exception de la commune de Bierbeek, le taux d’emploi des hommes est partout plus élevé que celui des femmes. Les taux d’emploi des femmes les plus élevés sont observés principalement en Flandre occidentale et au sein des communes proches de Bruxelles. La répartition géographique des taux d’emploi les plus élevés pour les hommes est plus vaste et s’étend au nord du pays et à l’est, aux frontières avec les Pays-Bas et l’Allemagne.

D’autres communes sont caractérisées par un taux d’emploi similaire selon le sexe

Pour certaines communes, réparties sur l’ensemble du territoire, la parité hommes-femmes en termes de taux d’emploi est (presque) respectée avec un faible écart entre les sexes, quel que soit le taux. C’est le cas pour les communes de Beernem avec un taux d’emploi de 80,8% pour les hommes et 80,7% pour les femmes, Tournai avec un taux d’emploi respectif de 65,5% et 65,4%, Verlaine avec un taux d’emploi respectif de 79,5% et 78,9%, Hastière avec un taux d’emploi respectif de 55,8% et 55,1% et Lierneux avec un taux d’emploi respectif de 72% et 71%.

Des écarts plus importants dans certaines communes

Au contraire, plusieurs communes, principalement en Région de Bruxelles-Capitale et en Wallonie, relèvent un écart de taux d’emploi entre les hommes et les femmes assez élevé. C’est à Molenbeek-Saint-Jean que l’écart est le plus important et s’élève à 15,8 points de pourcentage entre le taux d’emploi des hommes (59,6%) et celui des femmes (43,8%). La différence de taux d’emploi entre les hommes et les femmes est également importante au sein des communes d’Anderlecht, avec un taux d’emploi de 63,1% pour les hommes et 49,8% pour les femmes, Koekelberg avec un taux d’emploi respectif de 67,2% et 54,4%, Farciennes avec un taux d’emploi respectif de 57,8% et 42,5% et Saint-Nicolas avec un taux d’emploi respectif de 66% et 52,7%.

Les femmes plus souvent salariées

D’autres écarts existent entre les hommes et les femmes, notamment ceux ayant trait à leur situation professionnelle. Une plus grande proportion de femmes sont salariées par rapport aux hommes, qui exercent davantage un emploi d’indépendant. Cette différence s’est renforcée en 2021 comparativement à 2011 et s’explique par l’accroissement proportionnellement plus important du nombre de travailleurs indépendants masculins.

La différence est plus importante dans la capitale pour les travailleurs indépendants qui sont majoritairement des hommes, avec un écart de 10,8 points de pourcentage avec les femmes, alors que pour l’ensemble du pays cet écart atteint seulement 5,2 points de pourcentage en 2021.

Les hommes autant employés qu’ouvriers

Si l’on va plus loin, on observe que 52,1% des femmes au travail sont employées, 18,1% ouvrières et 14% fonctionnaires. Leurs homologues masculins sont employés à 33,6%, ouvriers à 32,2% et fonctionnaires à 10,2%. Pour les deux premières catégories, l’écart entre les hommes et les femmes s’est néanmoins légèrement réduit par rapport à 2011, passant de 20,5 points de pourcentage à 18,5 pour les employés et de 14,4 points de pourcentage à 14,1 pour les ouvriers. Il s’accentue par contre encore en faveur des femmes fonctionnaires passant d’une différence de 1,7 points à 3,8.

Parmi les salariés, l’écart est plus grand en Région wallonne où les femmes sont davantage employées et les hommes ouvriers.

La répartition entre les hommes et les femmes selon leur statut professionnel est davantage paritaire au sein de la commune de Martelange, qui est la seule commune de Belgique avec une proportion de travailleurs masculins au sein de la catégorie ‘salariés’ supérieure à celle des femmes. Dans cette même commune, la part des femmes qui travaillent en tant qu’indépendantes est plus élevée que celle des hommes. C’est le cas également pour les communes de Habay, Aubange et De Haan. A contrario, les communes d’Anderlecht et de Koekelberg ont des disparités plus importantes dans leur répartition par statut professionnel entre les hommes et les femmes.

Les hommes vont plus souvent travailler en dehors de leur province

Même si la répartition entre les femmes et les hommes selon le lieu de travail au niveau provincial est assez uniforme et stable dans le temps, une distinction peut être observée au niveau du déplacement inter-province pour exercer un emploi. Ainsi, les hommes vont davantage quitter leur province de résidence pour travailler. Alors que 77,4% des femmes travaillent au sein de leur province de résidence, les hommes sont 72,1% à rester dans leur province pour exercer leur fonction.

Dans certaines communes belges, la tendance est inversée et une proportion plus importante de femmes en emploi quittent leur province de résidence pour travailler. C’est le cas notamment des communes de Drogenbos et de Wemmel où respectivement 67,5% et 58,8% des hommes quittent leur province pour exercer leur emploi contre 79,5% et 69,5% des femmes.


[1] Le taux d’emploi des 20-64 ans se définit comme étant la part de la population active occupée dans la population âgée de 20 à 64 ans.
La "population active occupée" comprend toutes les personnes pourvues d’un emploi.

Taux d'activité des 15-64 ans
Content

Le taux d’activité des 15-64 ans est la part de la population active dans la population en âge de travailler (15 à 64 ans).

Au 1er janvier 2021, 73% des personnes âgées de 15 à 64 ans en Belgique sont actives, c’est-à-dire en emploi ou au chômage. Ce taux d’activité varie notamment en fonction du lieu de domicile. Avec un taux d’activité de 66,5%, la Région de Bruxelles-Capitale comptabilise la plus faible proportion de population active, suivie par la Wallonie avec un taux d’activité qui s'élève à 70,7% et enfin la Flandre avec un taux d’activité de 75,6%.

Même si la méthodologie utilisée pour la construction des variables relatives au marché du travail est différente entre 2011 et 2021, notamment pour l’identification des chômeurs et des personnes pourvues d’un emploi, la répartition géographique reste semblable. Similairement à 2011, certaines zones se distinguent avec un taux d’activité plus élevé : la Flandre occidentale (à l’exception de la région côtière), l’ouest de la Flandre orientale, l’est de la province de Liège, le nord de la province d’Anvers et la plupart des communes périphériques de Bruxelles. A l’inverse, les taux d’activité les plus faibles sont observés principalement dans les grandes villes qui se démarquent des autres communes de leurs provinces respectives : Charleroi (63,6%), Mons (66,2%), Liège (66,7%), Namur (69,9%), Arlon (70,1%) mais également Anvers (71,3%). En-dehors de la Région de Bruxelles-Capitale, le Hainaut reste la province ayant le plus faible taux d’activité.

Taux d'emploi des 15-64 ans
Content

Le taux d’emploi des 15-64 ans est la part de la population active occupée dans la population en âge de travailler (15 à 64 ans).

Pour l’ensemble du pays, 66,7% de la population en âge de travailler sont pourvues d'un emploi au 1er janvier 2021. Le taux d’emploi atteint 71,4% en Flandre, contre 62,2% en Wallonie et 55,7% dans la Région de Bruxelles-Capitale. Malgré un taux d’emploi plus élevé dans le nord que dans le sud du pays, comme en 2011, la communauté germanophone se démarque du reste de la Région wallonne avec des taux plus élevés au sein des communes limitrophes à l’Allemagne (Butgenbach, Bullange, Amblève et Saint-Vith) de même que les communes au nord de la province de Liège (Dalhem et Thimister-Clermont). Similairement à 2011, au sein même des régions, la variation est plus faible en Flandre qu’en Wallonie. En Région flamande, le taux d’emploi des 15-64 ans varie entre 69,9% (province d'Anvers) et 73% (Province de Flandre occidentale) tandis qu’en Région wallonne, ce taux fluctue entre 58,9% (province de Hainaut) et 67,4% (province du Brabant wallon).

Taux d'emploi des 20-64 ans
Content

Le taux d’emploi des 20-64 ans se définit comme étant la part de la population active occupée dans la population âgée de 20 à 64 ans.

Alors que le taux d’emploi des 20-64 ans en Belgique au 1er janvier 2021 s’élève à 71,7%, il n’atteint seulement que 59,9% en Région de Bruxelles-Capitale. Même si les variations du taux d’emploi au sein de cette région sont faibles, les communes du sud et de l’est de Bruxelles comptent un taux d’emploi plus élevé. En Région flamande, le taux d’emploi des 20-64 ans atteint 76,5% contre 67,2% en Région wallonne. En périphérie de Bruxelles, les provinces du Brabant flamand et du Brabant wallon affichent l’un des taux d’emploi les plus élevés dans leur région respective. Au sein même de ces régions, des différences sont mises en évidence entre les communes de l’ouest et de l’est. La Flandre occidentale est la province ayant le taux d’emploi le plus important du pays suivi du Brabant flamand et de la Flandre orientale alors que la province de Limbourg et celle d’Anvers possèdent un taux d’emploi plus proche des provinces wallonnes. A l’inverse, en Wallonie, c’est à l’est que le taux d’emploi est plus élevé et la province de Hainaut a le taux d’emploi le plus faible de Belgique après la Région de Bruxelles-Capitale. Malgré les quelques communes comptant les taux d’emploi les plus élevés de la Région wallonne, la province de Liège reste avec un faible taux d’emploi par rapport à ses provinces voisines de Namur et de Luxembourg. En effet, la ville de Liège fait partie des 10 communes ayant le plus faible taux d’emploi en Belgique.

Taux de chômage des 15-64 ans
Content

Le taux de chômage représente le pourcentage de chômeurs parmi la population active correspondante.

En Belgique, le taux de chômage atteint 8,6% au 1er janvier 2021. Celui-ci n’est pas homogène entre les différentes régions du pays et fluctue de 5,5% en Région flamande à 16,3% en Région de Bruxelles-Capitale. En Région wallonne, il est de 12,1%. Cette disparité régionale est cependant plus faible qu’en 2011. Au niveau intrarégional, les fluctuations sont plus fortes au sein de la Région wallonne, passant de 13,9% en province de Hainaut à 8% en province de Luxembourg, qu’en Région flamande, où il varie de 6,8% en province d’Anvers à 4,6% dans les provinces du Brabant flamand et de Flandre Occidentale.

En Wallonie, similairement à 2011, le sillon Sambre-et-Meuse et les communes frontalières avec la France se distinguent par un taux de chômage plus élevé tandis que quelques communes situées au sud de la province de Luxembourg (Vaux-sur-Sûre, Léglise, Attert et Etalle) ainsi qu’à l’est de la province de Liège (Butgenbach, Bullange, Amblève, Saint-Vith et Burg-Reuland) présentent des taux de chômage très bas. En Flandre, ce sont les communes d’Anvers, Turhout, Ostende et Blankenberge qui se démarquent des autres communes de la Région avec un taux de chômage plus élevé. En général, on constate un taux de chômage plus important dans les grandes villes : Liège (22%), Charleroi (21,3%), Mons (16,9%), Namur (14,4%), Anvers (11,6%), Gand (8,2%) et Bruges (5%) affichent l’un des taux de chômage les plus élevés de leur province respective.

En Région de Bruxelles-Capitale, les communes du sud et de l’est affichent un taux de chômage plus faible.

But et description sommaire du Census

Le Census 2021 est une photographie au 1er janvier 2021 de la population résidant en Belgique. Il fournit un large éventail de chiffres sur les logements et les caractéristiques démographiques, socio-économiques et éducatives des citoyens. L'objectif du Census est double : répondre au règlement européen[1] et produire des statistiques pour des besoins spécifiques nationaux (administrations, organisations internationales, chercheurs, entreprises et particuliers).

Autrefois basé sur une enquête exhaustive auprès de l’ensemble des citoyens, le Census repose depuis 2011 exclusivement sur l’utilisation de bases de données administratives.

Définitions

Les différentes unités statistiques

La population

La population prise en compte pour le Census 2021 correspond à la population résidente, telle qu’inscrite au Registre national des personnes physiques (RNPP), au 1er janvier 2021. La population belge comprend les Belges et les non-Belges admis ou autorisés à s’établir ou à séjourner sur le territoire mais ne comprend pas les non-Belges séjournant pendant moins de trois mois sur le territoire, les demandeurs d’asile et les non-Belges en situation irrégulière[2].

Les ménages privés

Cet ensemble regroupe les personnes vivant seules dans un logement et les groupes de plusieurs personnes vivant dans un même logement et pourvoyant ensemble aux besoins essentiels de l'existence.

Les noyaux familiaux

Un noyau familial est constitué de deux personnes ou davantage qui vivent dans le même ménage et dont les liens sont ceux de mari et d’épouse, de partenaires en partenariat enregistré, de partenaires vivant en union consensuelle, ou de parent et d’enfant.

Les locaux d'habitation

Cet ensemble regroupe tous les locaux servant de résidence habituelle à une ou plusieurs personnes.

Les logements classiques

Les logements classiques sont des ensembles distincts (entourés de murs et couverts d'un toit) et indépendants (avec une entrée directe sur la rue ou un escalier, un couloir), qui sont conçus pour servir d'habitation permanente.

Les logements classiques occupés

Il s’agit des logements classiques servant de résidence habituelle à un ou plusieurs ménages privés.

Les variables et leur description

Sexe

Cette variable permet de distinguer les hommes des femmes.

Age

L'âge est indiqué en années révolues au 1er janvier 2021.

Lieu de résidence habituelle

Le lieu de résidence est celui enregistré dans le Registre National à la date du 1er janvier 2021. Il s'agit donc du lieu de résidence légale.

Les communes belges ont changé entre 2011 et 2021. Dans les comparatifs présentés sur ce site, les chiffres de 2011 sont ventilés selon les communes de 2021.

Localité

La localité est une agglomération de population distincte, c'est-à-dire une zone définie par un groupe de population vivant dans des constructions voisines les unes des autres ou contiguës. Cette zone constitue un ensemble de constructions dont aucune n'est distante de plus de 200 mètres de la construction la plus proche.

Les communes belges ont changé entre 2011 et 2021. Dans les comparatifs présentés sur ce site, les chiffres de 2011 sont ventilés selon les communes de 2021.

Situation sur le marché de l’emploi

La situation sur le marché de l’emploi informe de l'activité économique de la population (personnes pourvues d’un emploi, chômeurs, personnes inactives) pendant la dernière semaine de l’année 2020.

Personnes pourvues d'un emploi

Les personnes suivantes sont considérées comme pourvues d'un emploi :

  • personnes âgées de 15 ans ou plus et qui
  • soit ont travaillé pendant au moins une heure au cours de la dernière semaine de l'année contre un salaire ou une rémunération en espèces ou en nature ;
  • soit sont temporairement absents d’un emploi durant la période de référence mais qui conservent un lien formel avec celui-ci.
Chômeurs

Les chômeurs comprennent :

  • les personnes âgées de 15 ans ou plus :
  • sans travail, c'est-à-dire qui n'avaient ni un emploi salarié ni un emploi indépendant pendant la semaine de référence ;
  • et disponibles pour travailler, c'est-à-dire pour occuper un emploi salarié ou indépendant pendant la semaine de référence et les deux semaines ultérieures ;
  • et à la recherche active d'un travail, c'est-à-dire qui avaient pris des dispositions spécifiques au cours des quatre semaines se terminant avec la semaine de référence pour chercher un emploi salarié ou indépendant.
Retraités et rentiers

Les bénéficiaires de revenu de pension ou de capital doivent être affectés à la catégorie retraités et rentiers seulement s'ils

  • ont atteint l'âge minimal requis, au niveau national, pour exercer une activité économique (15 ans ou plus) ;
  • ne font pas partie de la population active ;
  • perçoivent un revenu de pension et/ou un revenu du capital.

Même si un lien avec leur entreprise est gardé, les personnes prépensionnées sont considérées comme retraitées étant donné qu’ils n’ont pas l’intention de reprendre leur fonction.

Etudiants

Les étudiants regroupent toutes les personnes scolarisées qui :

  • ont atteint l'âge minimal requis, au niveau national, pour exercer une activité économique (15 ans ou plus) ;
  • ne font pas partie de la population active ;
  • ne sont ni retraités ni rentiers.
Population active

La population active comprend toutes les personnes qui remplissent les conditions requises pour être classées parmi les personnes pourvues d'un emploi ou parmi les chômeurs durant la semaine de référence.

Population active occupée

La population active occupée est composée de toutes les personnes pourvues d’un emploi durant la semaine de référence.

Population inactive

La population inactive reprend l'ensemble des personnes qui n'étaient ni en emploi, ni au chômage pendant la semaine de référence. Dès lors, les personnes de moins de 15 ans, retraités, rentiers, étudiants et autres personnes inactives, comme les hommes/femmes au foyer, les personnes en incapacité de travail, les personnes percevant un revenu d’intégration, etc. sont considérées comme en-dehors de la population active pour autant qu'ils n'exercent pas la moindre activité rémunérée, ne cherche pas d'emploi ou ne sont pas immédiatement disponibles pour un emploi.

Caractéristiques de l’emploi

Les personnes de 15 ans et plus en activité pendant la semaine de référence sont classées en fonction de la situation dans la profession de leur dernier emploi. Les personnes ayant plus d'un emploi sont classées selon leur activité principale qui est déterminée en priorité en fonction des revenus perçus du travail et ensuite du temps consacré à l'emploi (pourcentage d’heures travaillées par rapport à un travailleur temps plein ou nombre moyen d'heures travaillées).

Remarques

La comparaison avec le Census précédent nécessite une certaine prudence : cette publication est basée sur la population belge et le Census 2011 a comme référence la définition européenne de la population.

Des informations sur la différence entre la population belge et celle du Census 2011

Les comparaisons avec les résultats d'enquêtes telles que l'EFT (enquête sur les forces de travail) méritent également une certaine prudence. La différence entre les résultats du Census 2011 et ceux du Census 2021 s’explique pour deux raisons.

Premièrement, les concepts et définitions varient.

Une distinction a été effectuée en 2011 parmi les chômeurs entre ceux ayant déjà travaillé auparavant et ceux n’ayant jamais exercé de fonction. Etant donné que cela demande de nombreuses bases de données administratives pour retracer l’historique de travail de chaque individu, un tel exercice n’est plus élaboré.

En 2011, Eurostat prévoit deux catégories distinctes entre les travailleurs familiaux collaborant à une entreprise familiale et les membres de coopératives de producteurs. Dans la nouvelle méthodologie, ces deux groupes se retrouvent sous la modalité « autres personnes pourvues d’un emploi (EMP_OTH) ». Statbel crée néanmoins une variable plus détaillée concernant le statut dans la profession permettant de différencier les aidants des membres de coopératives.

En outre, la nouvelle méthodologie permet de discerner parmi la classe des « autres personnes inactives (INAC_OTH) », les personnes percevant un revenu d’intégration sociale ou une aide financière des personnes en incapacité de travail ou en situation d’handicap qui perçoivent une allocation spécifique à ce sujet. Cependant, comme en 2011, les femmes et hommes au foyer ne sont pas identifiables dans les bases de données administratives.

Dans un second temps, la méthodologie a été améliorée en vue d’approcher davantage ces définitions et la réalité économique.

De manière générale, la nouvelle méthodologique appliquée pour la création des variables relatives au marché du travail dans le cadre du Census met en confrontation plusieurs bases de données administratives provenant de diverses sources. De telle manière, les valeurs manquantes sont réduites et la qualité des statistiques est améliorée.

La nouvelle méthodologie intègre les données relatives aux personnes travaillant au sein des institutions européennes et internationales directement reçues des grandes institutions. En 2011, les informations ont été obtenues uniquement via les registres 3 et 4 du Registre national et les données fiscales. Cependant, la qualité de ces sources s’est révélée insuffisante.

Contrairement à 2011, pour déterminer les travailleurs à l’étranger, Statbel utilise désormais les données provenant du CIN et de WABRO en plus des données IPCAL.

Etant donné que les données fiscales provenant d’IPCAL couvrent une année entière, en 2011, un algorithme sur base du montant du revenu professionnel a été utilisé. Par ce fait, plus les revenus professionnels annuels sont élevés, plus grande est la probabilité d'avoir travaillé davantage dans le courant de l’année et cela implique donc une plus grande probabilité d'avoir travaillé durant la dernière semaine de l’année. La méthodologie a été adapté pour prendre en compte de la continuité du revenu entre deux années fiscales consécutives.

Les rentiers sont désormais considérés à l’aide des données IPCAL relatives aux revenus de l’immobilier et du capital.

Grâce aux nouvelles données DIMONA, le travail des étudiants peut dorénavant être détecté lors de la semaine de référence.

A l’encontre de 2011, les étudiants ne sont plus uniquement déterminés via les allocations familiales mais également sur base de leur inscription scolaire.

Une correction est également apportée pour prendre en compte, parmi les chômeurs, les demandeurs d’emploi ne percevant pas une indemnisation.

Afin d’obtenir davantage de précisions et d’informations relatives à l’emploi, un numéro d’établissement est préalablement attribué. En plus de la détermination de la province de travail et du secteur d’activité économique corrigé, cette manipulation permet d’obtenir des coordonnées géographiques du lieu de travail et d’effectuer un lien entre les personnes travaillant au sein de la même entreprise.

Grâce à la collecte de nombreuses bases de données administratives provenant des institutions, grandes entreprises et ordres professionnels, Statbel a pu déterminer une profession pour la majorité de la population active occupée. Un modèle d’imputation est en cours d’élaboration pour déterminer les professions manquantes.

Métadonnées

Note méthodologique


[1] RÈGLEMENT D'EXÉCUTION (UE) 2017/543 DE LA COMMISSION du 22 mars 2017 établissant les règles pour l'application du règlement (CE) no 763/2008 du Parlement européen et du Conseil concernant les recensements de la population et du logement en ce qui concerne les spécifications techniques des thèmes et de leurs subdivisions.

[2]Plus d’informations sur la manière dont cette population est déterminée