Divorces

Moins de divorces, plus de mariages homosexuels en 2016

Population
Divorces

Le nombre total de mariages baisse légèrement

  • En 2016, il y a eu 44.725 mariages en Belgique.
  • 1.170 de ces mariages ont uni des personnes du même sexe. Cela représente une hausse de 7% par rapport à 2015.
  • Le nombre total de mariages affiche une légère baisse de -0,6%, qui concerne surtout les mariages à Bruxelles (-1,7%) et à l’étranger (-8,4%). La Flandre (+0,7%) et la Wallonie (+0,4%) connaissent une légère augmentation.
  • En 2016, il y a eu 23.583 divorces en Belgique.
  • 335 de ces divorces concernaient des personnes du même sexe. Ce chiffre est pratiquement identique à celui de 2015 et constitue une légère augmentation (5%) par rapport à 2014.
  • Le nombre total de divorces baisse de 4,4% par rapport à 2015.

L’élaboration de la statistique des mariages et des divorces a fait l’objet d’une simplification administrative. Elle est dorénavant établie sur base du Registre national. Ceci permet notamment de distinguer les mariages et les divorces selon le genre des conjoints. Des chiffres sur le nombre de mariages et de divorces (de personnes résidant Belgique) survenus à l’étranger sont désormais aussi disponibles.

En détail

44.725 mariages concernant au moins un conjoint résidant en Belgique ont été célébrés en 2016. Cela représente une légère baisse par rapport à 2014 (44.858 mariages ; -0,3%) et à 2015 (45.005 mariages ; -0,6%). A Bruxelles, cette baisse relative est un peu plus importante (-1,7% par rapport à 2015), tandis qu’en Flandre et en Wallonie, l’évolution est positive (0,7% et 0,4% respectivement). Le taux brut de nuptialité (voir définitions) reste stable à 4 par 1.000 habitants, ce qui est identique à celui des deux années précédentes.

En 2016, on a dénombré 23.583 divorces  concernant au moins une personne résidant en Belgique, soit 4,4% de moins qu’en 2015 (24.667 divorces). Cette évolution poursuit la tendance à la baisse amorcée depuis 2009. Cette diminution s’observe dans les 3 régions mais elle est plus nette dans la Région de  Bruxelles-Capitale (-8,6%) qu’en Flandre (-2,6%) et en Wallonie (-3,3%).

L’indice conjoncturel de divortialité s’élève à 426 divorces pour 1.000 mariages (439 en 2015). Cela indique qu’après 50 ans de mariage, moins d’un mariage sur deux parmi ceux célébrés en Belgique s’est terminé par un divorce enregistré en Belgique. C’est à Bruxelles-Capitale que la divortialité est la moins élevée (380 divorces pour 1.000 mariages, en régression par rapport à 2015), avant la Flandre (411) et la Wallonie (472).

Les mariages et divorces entre personnes de même sexe progressent

En 2016, il y a eu 1.170 mariages entre personnes de même sexe : 572 mariages entre deux femmes et 598 entre deux hommes. Ce nombre est en légère hausse depuis 2014 (1.089 mariages) et 2015 (1.091 mariages). Le nombre de divorces entre personnes de même sexe est également en légère progression :  335 divorces ont été prononcés  en 2016 (320 en 2014 et 334 en 2015). On notera que les divorces féminins l’emportent largement sur les divorces masculins, avec un total de 210 divorces de deux femmes et 125 divorces de deux hommes.

Moins de mariages à l’étranger

4.689 mariages de (au moins une) personne(s) résidente(s) en Belgique ont été célébrés à l’étranger. Cela représente une baisse de 8,4% par rapport à 2015.

Voici le top 10 des pays où l’on s’est marié :

  1. Maroc
  2. Roumanie
  3. Turquie
  4. Pologne
  5. France
  6. Bulgarie
  7. Pays-Bas
  8. Etats-Unis
  9. Italie
  10. Tunisie

L’âge au mariage et au divorce continuent de progresser

L’âge moyen au (premier) mariage est en 2016 de 32,5 ans pour le premier conjoint (32,0 en 2014) et de 30,0 ans pour le second conjoint (29,5 ans en 2014), soit un écart d’âge entre conjoints de 2,5 ans, relativement stable sur le long terme (2,5 ans en 2014). Pour les mariages entre personnes de même sexe, les âges moyens au mariage sont sensiblement plus élevés : 36,6 et 32,3 ans pour les premiers et seconds conjoints des mariages entre femmes ; 41,9 et 35,4 ans pour les premiers et seconds conjoints des mariages entre hommes. Les écarts d’âge sont également plus importants (4,3 ans pour les femmes et 6,5 ans pour les hommes).

Dans le cas des divorces, l’âge moyen au (premier) divorce est de 44,6 ans pour le premier conjoint et de 42,1 ans pour le second, avec un écart d’âge tout à fait identique à celui observé pour les mariages.  Les écarts d’âge spécifiques ne semblent donc pas jouer de rôle pour le divorce .

Pour les personnes de même sexe, les âges moyens au (premier) divorce sont inférieurs à ceux des persones de de sexe différent. Et cela est particulièrement vrai pour les divorces de femmes (39,7 ans pour la conjointe la plus âgée et 34,9 ans pour la plus jeune). Avant d’en conclure quoi que ce soit quant à la stabilité des mariages entre personnes de même sexe, on se souviendra que le mariage (et le divorce) entre personnes de même sexe n’est autorisé en Belgique que depuis 2003. Les promotions de mariages homosexuels sont donc en nombre limité et on ne saurait donc trouver de mariage de ce type ayant duré plus de 14 ans (sauf dans le cas d’un mariage célébré aux Pays-Bas).

    Tableau
    Content

    Nombre de divorces en Belgique selon le Registre national

      2014 2015 2016
    Belgique 25.066 24.667 23.583
    Région de Bruxelles-Capitale 5.390 5.442 4.975
    Région flamande 11.824 11.499 11.195
    Région wallonne 7.249 7.086 6.852
    Source (mention obligatoire) : Statbel (Direction générale Statistique - Statistics Belgium)
    Téléchargements

    But et description sommaire

    La statistique reprend tous les divorces qui ont été inscrits dans les registres d'état civil des communes belges. En faisant cela, la statistique inclut des divorces qui mettent un terme à des mariages non célébrés en Belgique et qui ne sont pas repris dans la statistique des mariages. L'inscription d’un divorce se fait dans le registre de la commune où le mariage a eu lieu. Lorsque le mariage a eu lieu à l’étranger, l’inscription est faite dans le registre de la commune de Bruxelles, ce qui explique la situation particulière de cette commune en la matière. Les différents tableaux concernent: l’évolution du nombre de divorces par région et par province, les divorces de l’année ventilés par groupe d’âge et par région, par état civil antérieur et par région, selon la durée du mariage dissous et par région. Ils concernent aussi l’évolution du nombre des personnes divorcées qui étaient mariées avec une personne du même sexe. Mais ce dernier tableau a une autre source..

    Population étudiée

    Ensemble des divorces

    Périodicité

    Annuelle.

    Calendrier de publication

    Résultats disponibles 8 mois après la période de référence

    Definitions

    Le taux brut de nuptialité est le rapport entre le nombre de mariages contractés au cours de l’année par au moins une personne résidant en Belgique au moment du mariage et la population totale moyenne (au 30 juin) de cette même année.

    Le taux brut de divortialité est le rapport entre le nombre de divorces enregistrés au cours de l’année concernant au moins une personne résidant en Belgique au moment du divorce et la population totale moyenne (au 30 juin) de cette même année.

    Nationalité du premier conjoint : Pays de nationalité du premier conjoint

    Nationalité du second conjoint : Pays de nationalité du second conjoint

    Profession du premier conjoint : Profession, fonction ou métier principal du premier conjoint

    Profession du second conjoint ; Profession, fonction ou métier principal du second conjoint

    Statut professionnel du premier conjoint : Situation dans la profession du premier conjoint (Chef d'entreprise / Indépendant / Employé / Ouvrier / Aidant / Sans / Inconnu)

    Statut professionnel du second conjoint : Situation dans la profession du second conjoint (Chef d'entreprise / Indépendant / Employé / Ouvrier / Aidant / Sans / Inconnu)

    Commune du divorce : Commune de transcription du divorce, c'est-à-dire la commune de célébration du mariage ou Bruxelles-ville lorsque le mariage avait été célébré à l'étranger

    Age du premier conjoint au divorce : Age au divorce du premier conjoint, calculé en années révolues comme la différence entre la date de la transcription du divorce et sa date de naissance

    Age du second conjoint au divorce : Age au divorce du second conjoint, calculé en années révolues comme la différence entre la date de la transcription du divorce et sa date de naissance

    Mois du divorce : Mois du divorce extrait de la date de transcription du divorce dans le registre d'état civil de la commune.

    Remarques

    Dans le cadre de la simplification administrative et en application de la loi du 5 mai 2014 garantissant le principe de la collecte unique des données (Only Once), la Direction générale Statistique – Statistics Belgium a décidé en 2015 de ne plus recourir aux bulletins d’état civil pour produire la statistique des mariages et des divorces, mais d’exploiter à cette fin les données du Registre national (RN). Ce changement de source a permis la suppression des bulletins de mariage et de divorce (Arrêté royal du 19 février 2016). Mais, il a également apporté d’importants changements dans la statistique produite :

    • Récupération du sexe des conjoints permettant de distinguer les mariages et les divorces selon leur genre ;
    • Prise en compte dans une statistique de droit des événements survenus à l’étranger qui concernent des personnes résidant en Belgique ;
    • Identification des divorces prononcés et enregistrés en Belgique qui mettent fin à des mariages célébrés à l’étranger, permettant une meilleure approche de la divortialité.

    2016 est la première année pour laquelle le RN est la source exclusive de la statistique. Mais l’exploitation du RN a également permis de produire une statistique complète pour 2015, ainsi qu’un grand nombre de données relatives à 2014, permettant la comparaison avec la statistique précédente issue de l’état civil.

    Dans le cas des divorces, le recours au RN permet d’identifier ceux qui mettent fin à un mariage célébré à l’étranger et qui sont dans leur grande majorité transcrits à Bruxelles-Ville. En 2016, ce sont ainsi 3.666 divorces (15,5% de l’ensemble) qui ont été prononcés, en Belgique ou à l’étranger, et qui mettaient fin à autant de mariages célébrés à l’étranger. Ils sont pris en compte dans le calcul du taux brut de divortialité, qui connaît une légère baisse (2,1‰, pour 2,2‰ en 2015) ; mais ils sont exclus du calcul de l’indice conjoncturel de divortialité.

    Métadonnées

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    23.583 divorces

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