Divorces

Les Belges se marient de plus en plus tard et divorcent de moins en moins

Population
Les Belges se marient de plus en plus tard et divorcent de moins en moins

Mariages et divorces 2017

En 2017, 23.059 divorces ont été enregistrés. Le nombre de divorces a diminué de 2,2 % par rapport à 2016. C’est ce qui ressort des nouveaux chiffres de Statbel, l'office belge de statistique. Par ailleurs, 44.319 mariages ont été célébrés en 2017, soit une légère baisse (-0,9 %) par rapport à 2016.

Autres résultats:

  • L’âge moyen au premier mariage progresse encore au fil du temps pour atteindre 33,7 ans pour le premier conjoint et 31,4 ans pour le second. L’écart d’âge entre les deux mariés reste quant à lui relativement stable à 2,3 ans.
  • 108 couples ont divorcé après plus de 50 ans de mariage.
  • Les mois de juillet et septembre sont les plus plébiscités pour se passer la bague au doigt. Depuis 2014, le nombre de mariages lors de ces deux mois augmente, au détriment du mois d’août.
  • Le nombre de mariages entre personnes de même sexe reste stable: 2,5 % du nombre total de mariages. On observe autant de mariages entre femmes qu’entre hommes. En ce qui concerne les divorces de couples de même sexe, les divorces féminins sont un peu plus fréquents, mais leur nombre diminue, tandis que le nombre de divorces masculins augmente.

Les mariages: observations globales et locales

En 2017, 44.319 mariages ont été célébrés, en Belgique ou à l’étranger. Cela constitue une légère baisse de -0,9 % par rapport à 2016. 43.207 mariages ont été célébrés entre personnes de sexe différent et 1.112 entre personnes de même sexe.

La proportion des mariages entre personnes de sexe identique reste stable à 2,5%. De manière générale, on observe autant de mariages entre femmes qu’entre hommes.

Le nombre de mariages est donc assez stable, bien qu’on observe certaines divergences géographiques.

  • En Région flamande, le nombre de mariages est relativement stable (+0,1 %), tout comme en Région de Bruxelles-Capitale (-0,6 %). La Wallonie affiche quant à elle une légère baisse (-1,3 %).
  • Le nombre de mariages augmente dans les provinces d’Anvers (+2,5 %) et du Limbourg (+1,6 %), mais diminue dans les provinces du Brabant flamand (-2,1 %) et de Flandre occidentale (-1,7 %).
  • En Wallonie, la baisse est la plus frappante dans les provinces de Luxembourg (-4,8 %) et de Namur (-4,3 %).
  • Les mariages célébrés à l’étranger continuent également de diminuer (-5,9 % par rapport à 2016; -8,4 % entre 2015 et 2016).

Le taux brut de nuptialité[1] reste stable à 3,9 ‰.

Les divorces: observations globales et locales

23.059 divorces ont été enregistrés en 2017. Cela constitue une baisse de 2,2 % par rapport à 2016. 329 divorces de couples homosexuels ont été prononcés.

Les divorces féminins restent majoritaires, mais sont toutefois en baisse, mettant ainsi fin à la tendance à la hausse depuis 2014. Chez les hommes, l’évolution est inversée: malgré la tendance à la baisse des dernières années, on constate désormais une hausse des divorces masculins.

Évolution des divorces homosexuels depuis 2014 - Belgique

Année Tous les divorces Divorces homosexuels Divorces homosexuels
Féminins Masculins
Divorces Part des divorces homosexuels Divorces Part des divorces homosexuels
2014 25.066 320 186 58,1% 134 41,9%
2015 24.667 334 201 60,2% 133 39,8%
2016 23.583 335 210 62,7% 125 37,3%
2017 23.059 329 187 56,8% 142 43,2%

On observe également des divergences géographiques claires en ce qui concerne les divorces:

  • En Région de Bruxelles-Capitale, le nombre de divorces est en hausse (+8,7 %), alors qu'il est en baisse en Flandre (-3,9 %) et en Wallonie (-6,3 %).
  • En Flandre, la baisse la plus prononcée est enregistrée dans la province d’Anvers (-8,8 %).
  • En Wallonie, le nombre de divorces diminue surtout dans les provinces de Luxembourg (-9 %) et de Hainaut (-8,4 %).

Le taux brut de divortialité[2] diminue légèrement à 2 ‰.

L’indice conjoncturel de divortialité en baisse

Au cours des cinquante premières années de mariage, moins d'un mariage sur deux se termine par un divorce. L’indice conjoncturel de divortialité est de 408 pour 1.000 mariages. Cet indice est le rapport entre les mariages contractés et les divorces qui s’ensuivent.

Le chiffre le plus élevé se situe en Wallonie, avec 429 divorces pour 1.000 mariages. Il est au plus bas en Région flamande, avec 394 divorces pour 1.000 mariages. En Région de Bruxelles-Capitale, ce chiffre est de 422 divorces pour 1.000 mariages.

Mariages mixtes

17,4 % des mariages sont contractés entre un conjoint Belge et un conjoint de nationalité étrangère. On les appelle les mariages mixtes.

Ici aussi, on constate des différences géographiques.

  • 41,7 % des mariages contractés à l’étranger sont des mariages mixtes. En 2016, ce chiffre était encore de 44,9 %.
  • 31,1 % des mariages célébrés dans la Région de Bruxelles-Capitale sont des mariages mixtes. En 2016, ce chiffre s’élevait à 32,7%.
  • 27,4% des mariages célébrés dans la Communauté germanophone sont des mariages mixtes, contre 25,5 % en 2016.

Même constatation du côté des divorces. 15,1 % des divorces enregistrés concernent des couples mixtes. D'un point de vue géographique:

  • 35,1 % des divorces à l’étranger concernent des couples mixtes, contre 36,7% en 2016
  • 32,2 % des divorces bruxellois concernent des couples mixtes, contre 34,4% en 2016
  • 23,4% des divorces prononcés en Communauté germanophone concernent des couples mixtes, contre 20,5% en 2016

Les couples se marient et divorcent de plus en plus tard

L’âge moyen au premier mariage progresse encore au fil du temps pour atteindre 33,7 ans pour le premier conjoint et 31,4 ans pour le second. L’écart d’âge entre les deux mariés reste quant à lui relativement stable à 2,3 ans. Ces âges augmentent aussi quel que soit le rang du mariage et le type d’union – entre personnes de sexe différent ou de même sexe. Pour les remariages, l’âge moyen atteint 48,9 ans pour le premier conjoint et 45,3 ans pour le second.

Pour les mariages entre deux femmes, la première partenaire a en moyenne 39,7 ans, et la seconde en moyenne 34,8 ans. Pour les mariages entre deux hommes, le premier partenaire a en moyenne 43,9 ans, et le second en moyenne 36,5 ans.

On divorce également à un âge plus élevé. L’âge moyen au divorce est passé de 46 ans en 2015 à 46,7 ans cette année pour le premier partenaire et de 43,1 à 43,7 ans pour le second.

Il n’est jamais trop tard pour changer d’avis

Phénomène récurrent, il y a chaque année des couples qui divorcent après de longues années de mariage. En 2017, ils étaient 108 couples à divorcer après plus de 50 ans de mariage ; ils étaient 87 en 2016 et 106 en 2015. Ces cas ne représentent toutefois qu’une petite portion des divorces : 0,5% des cas enregistrés en 2017.

Les mois de juillet et septembre plébiscités pour se passer la bague au doigt

Les mois de juillet et septembre semblent de plus en plus populaires, au détriment du mois d’août. On observe en effet une augmentation constante des mariages pour ces deux mois depuis 2014.

  • En 2017, 15,2 % des mariages ont été célébrés en juillet, contre 11,6 % en 2014.
  • En 2017, 14,1 % des mariages ont été célébrés en septembre contre 11,7 % en 2014, bien qu’il puisse y avoir ici un effet de calendrier (5 samedis en septembre 2017).

[1] Le taux brut de nuptialité est le rapport, exprimé en ‰, entre le nombre de mariages et la population moyenne de l'année considérée.

 

[2] Le taux brut de divortialité est le rapport, exprimé en ‰, entre le nombre de divorces et la population moyenne de l'année considérée.

Tableau
Content
  2014* 2015* 2016* 2017*
Belgique 25.066 24.667 23.583 23.059
Région de Bruxelles-Capitale 5.390 5.442 4.975 5.408
Région flamande 11.824 11.499 11.195 10.761
Région wallonne 7.249 7.086 6.852 6.423
nd : non disponible actuellement.
Source (mention obligatoire) : Statbel (Direction générale Statistique - Statistics Belgium) - Direction thématique Société.
Téléchargements

But et description sommaire

La statistique reprend tous les divorces qui ont été inscrits dans les registres d'état civil des communes belges. En faisant cela, la statistique inclut des divorces qui mettent un terme à des mariages non célébrés en Belgique et qui ne sont pas repris dans la statistique des mariages. L'inscription d’un divorce se fait dans le registre de la commune où le mariage a eu lieu. Lorsque le mariage a eu lieu à l’étranger, l’inscription est faite dans le registre de la commune de Bruxelles, ce qui explique la situation particulière de cette commune en la matière. Les différents tableaux concernent: l’évolution du nombre de divorces par région et par province, les divorces de l’année ventilés par groupe d’âge et par région, par état civil antérieur et par région, selon la durée du mariage dissous et par région. Ils concernent aussi l’évolution du nombre des personnes divorcées qui étaient mariées avec une personne du même sexe. Mais ce dernier tableau a une autre source..

Population étudiée

Ensemble des divorces

Périodicité

Annuelle.

Calendrier de publication

Résultats disponibles 8 mois après la période de référence

Definitions

Le taux brut de nuptialité est le rapport entre le nombre de mariages contractés au cours de l’année par au moins une personne résidant en Belgique au moment du mariage et la population totale moyenne (au 30 juin) de cette même année.

Le taux brut de divortialité est le rapport entre le nombre de divorces enregistrés au cours de l’année concernant au moins une personne résidant en Belgique au moment du divorce et la population totale moyenne (au 30 juin) de cette même année.

Nationalité du premier conjoint : Pays de nationalité du premier conjoint

Nationalité du second conjoint : Pays de nationalité du second conjoint

Profession du premier conjoint : Profession, fonction ou métier principal du premier conjoint

Profession du second conjoint ; Profession, fonction ou métier principal du second conjoint

Statut professionnel du premier conjoint : Situation dans la profession du premier conjoint (Chef d'entreprise / Indépendant / Employé / Ouvrier / Aidant / Sans / Inconnu)

Statut professionnel du second conjoint : Situation dans la profession du second conjoint (Chef d'entreprise / Indépendant / Employé / Ouvrier / Aidant / Sans / Inconnu)

Commune du divorce : Commune de transcription du divorce, c'est-à-dire la commune de célébration du mariage ou Bruxelles-ville lorsque le mariage avait été célébré à l'étranger

Age du premier conjoint au divorce : Age au divorce du premier conjoint, calculé en années révolues comme la différence entre la date de la transcription du divorce et sa date de naissance

Age du second conjoint au divorce : Age au divorce du second conjoint, calculé en années révolues comme la différence entre la date de la transcription du divorce et sa date de naissance

Mois du divorce : Mois du divorce extrait de la date de transcription du divorce dans le registre d'état civil de la commune.

Remarques

Dans le cadre de la simplification administrative et en application de la loi du 5 mai 2014 garantissant le principe de la collecte unique des données (Only Once), la Direction générale Statistique – Statistics Belgium a décidé en 2015 de ne plus recourir aux bulletins d’état civil pour produire la statistique des mariages et des divorces, mais d’exploiter à cette fin les données du Registre national (RN). Ce changement de source a permis la suppression des bulletins de mariage et de divorce (Arrêté royal du 19 février 2016). Mais, il a également apporté d’importants changements dans la statistique produite :

  • Récupération du sexe des conjoints permettant de distinguer les mariages et les divorces selon leur genre ;
  • Prise en compte dans une statistique de droit des événements survenus à l’étranger qui concernent des personnes résidant en Belgique ;
  • Identification des divorces prononcés et enregistrés en Belgique qui mettent fin à des mariages célébrés à l’étranger, permettant une meilleure approche de la divortialité.

2016 est la première année pour laquelle le RN est la source exclusive de la statistique. Mais l’exploitation du RN a également permis de produire une statistique complète pour 2015, ainsi qu’un grand nombre de données relatives à 2014, permettant la comparaison avec la statistique précédente issue de l’état civil.

Dans le cas des divorces, le recours au RN permet d’identifier ceux qui mettent fin à un mariage célébré à l’étranger et qui sont dans leur grande majorité transcrits à Bruxelles-Ville. En 2016, ce sont ainsi 3.666 divorces (15,5% de l’ensemble) qui ont été prononcés, en Belgique ou à l’étranger, et qui mettaient fin à autant de mariages célébrés à l’étranger. Ils sont pris en compte dans le calcul du taux brut de divortialité, qui connaît une légère baisse (2,1‰, pour 2,2‰ en 2015) ; mais ils sont exclus du calcul de l’indice conjoncturel de divortialité.

Métadonnées

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23.059 divorces

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