Sous l’impulsion d'Adolphe Quetelet la Belgique naissante vit la création des fondements de nos institutions statistiques actuelles. Le Bureau de Statistique (1926) fut l’organe exécutif de la Commission centrale pour la Statistique (1841) et assura la coordination de toutes les initiatives statistiques en Belgique.
Le premier recensement belge, associé à un recensement agricole et industriel, fut organisé le 15 octobre 1846. Les recensements et les enquêtes se firent alors de plus en plus fréquents, donnant lieu à de nombreuses publications. Cependant, après la mort de Quetelet en 1874, l’intérêt pour la statistique publique diminua. Il fallut alors attendre la fin de la première guerre mondiale.
En 1925, le Bureau de Statistique Générale devint l’Administration de Statistique Générale. Dès 1932, l’institution changea de nom et se vit confier de nouvelles missions. Dorénavant, l’Office Central de Statistique était compétent pour réaliser les grands recensements et les enquêtes, pour établir des statistiques et pour toutes les publications statistiques. La loi du 18 décembre 1936 introduisit l'obligation de réponse pour les particuliers et les entreprises.
Une deuxième grande réorganisation intervint après la seconde guerre mondiale. L’Institut national de Statistique (INS) vit le jour en 1946. La même année, la Commission Centrale de Statistique fut réformée et changea de dénomination pour devenir le Conseil Supérieur de Statistique. L’INS fournit un nombre croissant de statistiques dans le cadre créé par la loi statistique de 1962.
En 1994, le gouvernement fédéral créa l’Institut des Comptes nationaux (ICN). Cet organisme réunit des représentants des trois grands instituts: l’INS, la Banque nationale de Belgique et le Bureau fédéral du Plan. L’INS se rendit rapidement compte de l’importance de l’Internet et lança son propre site dès 1998.
Avec la réforme Copernic, l’INS devint en 2003 la Direction générale Statistique et Information économique (DGSIE), l'une des directions générales du Service Public Fédéral Economie, P.M.E., Classes moyennes et Energie. La nouvelle loi statistique de 2006 conféra à la DGSIE une position centrale dans le paysage statistique belge. Cette loi instaura un cadre moderne pour la collecte, la production et la diffusion d’informations économiques et statistiques de haute qualité.