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Les structures socio-économiques de l'espace belge

Date de publication: 11/06/2008

Langue: Français (FR)

Lien: Téléchargez l'étude (PDF, 60.57 MB)

Type de Bibliothèque Digitale: Aménagement du territoire, Bruxelles, Economie, Flandre, Industrie, Marché du travail, Wallonie

Type d'édition: Publication direction statistique

Publication du gouvernement: Oui

Les structures socio-économique belgeL’objectif de cette monographie est d’exploiter dans tout leur potentiel les données de l’Enquête socio-économique 2001 portant sur les questions d’emploi. Cette enquête reste une source de données unique pour comprendre les évolutions de l’emploi et du marché du travail, dans la mesure où elle permet de croiser des variables diverses à partir des individus : catégorie d’actifs, professions, secteur d’activité, âge, sexe, diplômes, lieu de résidence, lieu de travail... Au-delà des problèmes liés à la qualité des données, il faut souligner l’importance que revêt l’enquête socio-économique en rendant disponible des données qu’aucune autre source ne fournit et surtout, en permettant un croisement des données au niveau individuel.    Cette enquête permet donc de mettre en lumière des enjeux importants liés aux grandes évolutions socio-économiques de l’espace belge. L’enquête donne par exemple un éclairage unique sur les questions liées au chômage, notamment en croisant le statut professionnel avec le lieu de résidence et le niveau de qualification. Elle permet aussi d’évaluer de grandes évolutions liées à l’emploi, en particulier la flexibilisation du travail, et sa relation avec la féminisation de l’emploi. La géographie du dynamisme économique, quant à elle, est souvent mise en lien avec les structures sectorielles de l’économie locale, mais les données de l’enquête permettent en outre de montrer l’hétérogénéité interne des secteurs, par exemple entre les espaces de commandement et ceux d’exécution et de services aux personnes. Soulignons encore que l’impact social des évolutions économiques des grands centres d’emploi – qui dépasse largement le centre lui-même pour se répercuter sur l’ensemble de la zone d’influence- ne peut être appréhendé sur une base exhaustive et fiable qu’à travers l’enquête socio-économique.    Au-delà de la disponibilité exclusive de variables importantes, c’est la possibilité de croiser ces données au niveau individuel qui donne à l’enquête socio-économique son intérêt unique. L’enquête permet ainsi de croiser le niveau de diplôme, le secteur d’emploi, les professions, le lieu de résidence... Les auteurs souligneront en particulier l’importance du croisement entre le lieu de domicile et le lieu de travail, ainsi que les déplacements et la structuration de l’espace induits par ce lien domicile et travail. A l’heure actuelle, d’autres sources nous donnent l’emploi au lieu de travail (ONSS, INASTI) ou l’emploi au lieu de domicile (Banque carrefour) mais le lien entre les deux n’est pas réalisé, notamment parce que les entreprises sont localisées au siège social et non au siège d’exploitation. Or ce lien nous donne des informations importantes sur la gestion de l’espace et l’impact des politiques économiques. Il nous permet par exemple d’évaluer l’impact des évolutions de l’emploi dans les principaux centres d’emplois. En effet, une fermeture d’entreprise n’a pas seulement un impact négatif sur le lieu d’implantation mais dans toute la zone de recrutement de cette entreprise : les conséquences sociales des évolutions économiques, notamment en termes de chômage, sont ainsi évaluables par le lien entre le lieu de domicile et le lieu de travail. Dans le même ordre d’idée, on peut aussi prévoir l’impact de politiques économiques sur l’emploi local. Par exemple, des politiques favorisant le développement d’emplois très qualifiés dans les centres urbains, et singulièrement à Bruxelles, risque d’avoir un effet assez limité sur l’emploi local, dans la mesure où le chômage urbain touche de façon massive les personnes très faiblement diplômées. En effet, dans un tel cas de figure, les activités nouvellement créées pourraient bien privilégier un recrutement périurbain.    Ensuite, il faut revenir sur l’ensemble des variables que nous ne possédons aujourd’hui qu’à travers les enquêtes socio-économiques. Il s’agit d’abord du diplôme, donnée fondamentale pour comprendre les questions d’emploi et de sous-emploi aujourd’hui. Étude par Pierre Marissal, Pablo Medina Lockhart, Christian Vandermotten et Gilles Van Hamme. Avec la collaboration de Christian Kesteloot.  Le projet est exécuté sous la direction de C. Vandermotten, Université Libre de Bruxelles.  Accompagnement scientifique: M. Lambrecht, H. Van der Haegen  Administrateurs de programme: B. Van doninck, S. Vrielinck