Evolve or Perish: Digital Darwinism for Belgian Companies

Téléchargez l'article de Jacques Bughin (Director at McKinsey & Company) et Steven Spittaels (Partner at McKinsey & Company)
External linkEn 2011, le groupe McKinsey a réalisé une étude sur l’impact du secteur Internet sur l’économie belge. Sur le plan macroéconomique, cette analyse a montré que les technologies de l’Internet ont contribué jusqu’à 25% à la croissance du PIB au cours des trois dernières années et à 15% à la croissance de l’emploi. Toutefois, ce rapport souligne également que les petites et moyennes entreprises belges (à savoir 90% des entreprises) sont à la traîne par rapport à leurs concurrents néerlandais, français et allemands en ce qui concerne l'utilisation des technologies numériques. Les auteurs de cette étude proposent dès lors des pistes afin d'aider les entreprises à combler leur retard.
En effet, il importe plus que jamais de se tourner vers le numérique dans la mesure où les nouvelles technologies contribuent non seulement à la croissance économique, mais influencent également le processus d’achat ainsi que les interactions entre les consommateurs et les marques. Cette dynamique en pleine évolution crée de nouvelles voies pour la concurrence et, partant, de nouveaux gagnants et perdants. Par conséquent, le rapport de 2012 se penche principalement sur la question suivante : comment la numérisation des interactions influence-t-elle la concurrence entre les grandes marques de consommation belges ? Au cours des cinq derniers mois, Jacques Bughin (Directeur chez McKinsey & Company) et Steven Spittaels (Associé chez McKinsey & Company) ont analysé l’impact de la numérisation sur la vie des consommateurs. Pour ce faire, ils ont étudié le comportement numérique des consommateurs dans divers secteurs. Ils ont couvert au total 70% des dépenses discrétionnaires des ménages belges, soit 65 milliards d’euros dépensés annuellement dans les télécommunications, les services publics et bancaires, les assurances, l'alimentation, le commerce de détail, le matériel informatique et les électroménagers.
Ils constatent principalement que la numérisation se profile déjà comme le modèle d'interaction le plus répandu entre les marques et les consommateurs belges en ligne. En outre, les entreprises qui utilisent efficacement ces interactions numériques sont les grands gagnants de cette révolution numérique. En ce qui concerne cette utilisation efficace du numérique, l’écart entre les 10% des meilleures entreprises et les 10% des moins bons élèves est conséquent. Ainsi, ces 10% des meilleures entreprises parviennent à concrétiser des ventes 2,5 fois plus souvent que les autres, soit plus de 5 milliards de ventes annuelles en Belgique. De plus, si toutes les marques réussissaient à égaler les aptitudes numériques des meilleures entreprises, cela se traduirait par une augmentation des ventes de 20 milliards, sur les 65 milliards de dépenses annuelles. En conclusion, la numérisation n’est pas seulement un vecteur de croissance économique, mais il s’agit avant tout d’un processus de transformation indispensable permettant aux entreprises de tirer profit au maximum des possibilités de doper leurs ventes en Belgique.

Edition date :14/02/2013
Government publication :Non
Digital Library type:Economy , Information society
Edition type:Article